jeudi,29 octobre 2020
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Rémy Ebanega: «les clubs doivent aux joueurs près de 800 millions»

Président de l’Association nationale des footballeurs professionnels du Gabon (ANFPG), Rémy Ebanega a tenu à dresser le bilan de cette saison de football 2018-2019. Ainsi, dans un communiqué publié le 28 Mai dernier, l’ancien défenseur international gabonais, dresse un bilan pour le moins mitigé de cette saison qui n’aura finalement duré que trois mois. L’ancien joueur de l’AJ Auxerre y souligne notamment le « non-paiement de l’intégralité des salaires par la majorité de clubs de 1ère et 2ème divisions pour la saison 2018-2019 ».

Alors que le championnat national de football s’est achevé le 26 mai dernier après tout juste trois mois de compétition, voyant le sacre de l’Association sportive du Centre Mberi sportif (AO CMS), l’Association nationale des footballeurs professionnels du Gabon (ANFPG) représentée par Rémy Ebanega, a tenu à dresser le bilan à la fois sportif et économique de cette compétition.

En effet, débutée le 23 février dernier grâce à l’appui de Gabon Oil Company (GOC), le Championnat national s’est effectivement déroulé sans accroc « pour la première fois depuis 2012 » comme l’a souligné Alain Claude Bilie-By-Nze. Néanmoins, comme l’a affirmé Rémy Ebanega, les clubs doivent aux joueurs plusieurs centaines de millions de Fcfa à l’issue de cette saison raccourcie.

Pour Rémy Ebanega, « la fin du championnat cache de nombreuses violations du protocole d’accord signé le 6 janvier entre la Linaf, l’Association des clubs professionnels, l’ANFPG et la Fédération gabonaise de football (Fegafoot) ». Il s’agit principalement « du non-paiement de l’intégralité des salaires par la majorité de clubs de 1ère et 2ème divisions pour la saison 2018-2019 soit 800 millions de Fcfa ».

S’insurgeant contre le fait que les joueurs n’aient perçu que « deux mois de salaires sur 5 possibles », Le président de l’ANFPG met également en cause le « non-respect des salaires minimum équivalant au salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) pour les joueurs de 1ère et 2e divisions et le non-respect des conditions médicales et d’hygiène des footballeurs ». Quand on sait qu’un joueur a trouvé la mort cette saison sur un terrain de football, ces préoccupations sont totalement légitimes.

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Ladji Nze Diakitéhttp://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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