Réhabilitation du stade omnisport: Eurofinsa rompt le contrat pour impayés

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Face au non respect des obligations contractuelles par l’Etat gabonais dans le cadre des travaux de réhabilitation du complexe omnisport Omar Bongo, le groupe espagnol Eurofinsa, société mère de Ceddex-Entraco, par le biais d’une correspondance adressée au ministère des Sports, a décidé de résilier le contrat le liant à l’Etat gabonais. Il avance comme raison de cette décision le non paiement de l’ardoise relative à la poursuite des travaux, mais aussi la présence inexpliqué d’une entreprise chinoise sur le site sans justification officielle.

En effet, c’est par le truchement d’une correspondance signée de l’Administrateur unique, Mauricio Toledano Marques que l’entreprise a décidé de la résiliation du contrat qui la lie à l’Etat pour  «manquements graves» à ses obligations contractuelles. Dans ce courrier Eurofinsa précise de maniere detaillee les griefs fait au maître d’ouvrage qu’est l’Etat gabonais.

Ainsi, l’entreprise indexe le manque de disposition du gouvernement à discuter de manière constructive pour la résolution du litige. Il révèle d’ailleurs que la seul proposition, non officielle du reste, évoquait le paiement de 2 287 000 euros soit plus de 1,5 milliard de Fcfa sous la forme d’avance de trésorerie pour réactiver le contrat. Une proposition déclinée par Eurofinsa, qui a jugé le montant proposé insuffisant pour une reprise effective des travaux.  Mais aussi qu’il ne pouvait pas accepter une source de financement hors Société générale sans en informer le bailleur de fonds et l’assureur du gouvernement espagnol, afin d’obtenir les accords préalables nécessaires.

En outre, le groupe Espagnol a dénoncé la présence d’une société chinoise dans l’enceinte du stade omnisports sans qu’ils n’aient «été formellement informés par le maître d’ouvrage délégué» qu’est l’Agence nationale des grands travaux et des infrastructures (ANGTI), alors «qu’Eurofinsa demeure responsable d’assurer la sécurité des biens et des personnes pendant la période de suspension des travaux».

Eurofinsa indique également que «le maître d’ouvrage s’est abstenu de payer le décompte n°8 et reste redevable à la société d’un montant de 2.582.433,25 euros, bien que la qualité de ce compte a été dûment accepté par le maître d’ouvrage délégué» et que dans un courriel datant du 7 novembre 2016, «le maître d’ouvrage a expressément indiqué qu’il n’entendait pas régler le reste à payer du décompte n°9 pour un montant de 5.007.561,59 euros, qui a déjà été accepté et portant sur les travaux sur la période de juin à septembre».

Autant d’éléments qui ont conduit le groupe espagnol à résilier son contrat avec l’Etat gabonais, indiquant d’ailleurs ne pas écarter la possibilité d’engager toutes voies légales envisageables, notamment, la mise en branle d’une procédure d’arbitrage.

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