Régies financières : ouverture des négociations sous fond de tensions

La situation au sein des régies financières semble s’enliser de jour en jour, au vue du nouveau mouvement d’humeur entamé par la Fédération des syndicats des régies financières et administration assimilées (Fesyrefaa). Pour tenter de désamorcer cette grève qui perdure depuis plusieurs mois déjà, le ministère du Budget et des Comptes publics, a entamé des discussions avec les syndicalistes afin de trouver des solutions à cette crise qui paralyse les administrations des impôts, des douanes et des hydrocarbures.

En effet, on a souvenance que le vendredi 13 octobre 2017 à la Chambre de commerce de Libreville, la fédération des syndicats des régies financières et administrations assimilées (Fesyrefaa) suspendait son mouvement pour disait-il «entamé des négociations avec le gouvernement». Sauf que quelques semaines après, la situation semble s’être envenimée, avec le déclenchement d’un nouveau mouvement d’humeur.

Ainsi, face à cette nouvelle levée de bouclier, le gouvernement a décidé de privilégier le dialogue pour trouver des pistes de solutions. Les représentants des grévistes ont été reçus par les ministres en charge de l’Economie  et du  Pétrole ce mardi 21 novembre. Puis, une nouvelle réunion s’est tenue au ministère du Budget, ce mercredi 22 novembre, présidée par son secrétaire général, Arthur Benga Ndjeme, dans l’optique de recueillir les revendications des partenaires sociaux.

«Le ministère du Budget et des Comptes publics a ouvert un cycle de négociations avec la  Fédération des syndicats des régies financières et administrations assimilées parce que le gouvernement marque sa disponibilité à négocier, les partenaires sociaux sont des agents publics, des fonctionnaires qui participent à la création d’une richesse inestimable (…) ainsi nous avons trouver opportun d’ouvrir ces négociations pour voir dans quel cadre nous devons négocier, les instruments et les conditions»; a t-il indiqué.

Les syndicalistes de la Fesyrefaa qui il faut le rappeler n’étaient pas parti prenante lors de la signature du protocole d’entente et de trêve sociale, se sont montrés disposés à discuter avec le gouvernement pourvu qu’une solution soit trouvée à leur revendication. «Contrairement aux allégations qu’on a jeté sur nous pendant longtemps, nous ne sommes ni bandits, ni voyoux encore moins des pestiférés (…) nous restons disposés à un vrai dialogue qui tiendra compte des intérêts de toute les parties»; a martelé Yves Boulingui, président de cette fédération syndicale.

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