Régies financières: la FESYREFAA promet l’enfer à Jean-Marie Ogandaga

Assemblée générale de la FESYREFAA © GMT

La Fédération des syndicats des régies financières et administrations assimilées (FESYREFAA), a tenu ce Jeudi 17 Mai 2018, au ministère de l’Economie, une assemblée générale pour officiellement annoncer le mouvement de grève d’avertissement de deux jours qui débutera le 22 mai prochain, mais aussi pour mettre en garde le nouveau locataire de l’immeuble d’Arambo.

Réuni dans la cour du ministère de l’Economie en assemblée général ce matin, la Fédération des syndicats des régies financières et administrations assimilées (FESYREFAA), a lancé une grève d’avertissement de 48 heures  au autorités des départements ministériels de l’Économie, du Budget et des Hydrocarbures, pour que ces derniers puissent une fois pour toute, leur fournir le décret garantissant leurs primes.

«Parce que les négociations entamées depuis longtemps  avec le gouvernement ne semblent aboutir à rien, et que ces derniers font trainer les choses pour nous avoir à l’usure. Pour tout cela et plus encore, nous appelons à une grève générale d’avertissement de deux jours. Si dans les 48 heures, nous n’avons pas le décret ou le projet de décret qui garantira la sécurité de notre prime, c’est un appel général à manifester publiquement qui sera par la suite lancé», a déclaré le porte-parole de la Fesyrefaa, Wilfried-Erisco Mvou-Ossialas.                                                           

La centrale syndicale revendique entre autres, la mise en place d’un cadre juridique non susceptible d’être modifié par les ministres qui pourraient se succéder à la tête des différents départements ministériels concernés,  la publication des modalités de gestion des primes, leurs sources de financement, leurs frais de répartitions et le mode opératoire de leurs distributions.

S’adressant au nouveau locataire de l’Immeuble d’Arambo, Jean Marie Ogandaga, le porte-parole de la Fesyrefaa n’a pas manqué de dire à ce dernier, tout le «bien» qu’il pense de lui. Mais surtout de ne pas s’attendre à se la couler douce au sein de leur ministère.

«A L’économie on vient de nous envoyer un nouveau dribbleur qui vient de quitter la Fonction publique. Vous savez comment il est parti de ce ministère. On l’enlève de là-bas pour l’envoyer à l’Économie. Nous lui disons qu’il est le bienvenu dans notre ministère, mais qu’il sache, qu’il est venu en enfer. Nous allons lui montrer qu’ici, ce ne sont pas que les agents qui doivent souffrir, car lui aussi, il n’aura pas droit au sommeil», a conclu le vice-président et porte-parole de la Fédération des syndicats des régies financières et administrations assimilées, Wilfried-Erisco Mvou-Ossialas.