Régies financières : entre sortie de crise et intimidation du porte-parole de la Fesyrefaa

Wilfried Erisco Mvou Ossialas (médaillon), porte parole de la Fesyrefaa © GMT

Malgré la suspension du mouvement de grève et l’entrée en négociations pour une sortie de crise au sein des régies financières, la situation semble toujours aussi tendue. Pour cause, le porte-parole de la Fédération des syndicats des régies financières et administrations assimilées (Fesyrefaa), Erisco Mvou Ossialas, ferait l’objet d’intimidations  de la part de certains responsables admiistratifs.  



En effet, en dépit des tergiversations de certains ministres, les négociations visant à trouver des solutions à la crise qui secoue les régies financières semble avancer peu à peu. Pour preuve, les deux parties ont convenu d’un accord pour le paiement de plusieurs mois des arriérés de primes.

Ainsi, sur une dette due aux agents estimée à 16 milliards de Fcfa, 2 milliards 500 millions ont été payés en décembre 2017 et les 13 autres milliards seront payés sur les prochains 18 mois. Autre avancée majeure, le rachat par l’Etat de la dette des agents. Le gouvernement épongera donc les crédits des agents auprès des banques en contrepartie des impayés de primes.

Concernant le nouveau mécanisme de paiement des primes, le porte parole de la Fesyrefaa a dit qu’il s’agira désormais de «créer un système qui prendra en compte la performance de chaque agent dans son administration».

Toutefois, les esprits d’inertie n’étant jamais loin, Wilfried Erisco Mvou Ossialas ferait désormais les frais, semble t-il, de son activisme pour la cause des agents des régies financières. A l’inspection du Trésor, il est l’objet de tous les coups bas dans l’optique de saboter son travail. «Certains responsables de l’Inspection du Trésor ont décidé d’astreinte mon travail de vérificateur  à la province de l’Estuaire et à l’intérieur du pays alors que leurs proches sont envoyés à l’extérieur», a-t-il confié.

Pis, ces responsables dont le dessein inavoué est, dit-on, de mettre des bâtons dans les roues du bureau de la Fesyrefaa, auraient décidé, au mépris de la loi, de mettre en place  un système de pointage des agents en exigeant à ces derniers de fournir les informations sur leurs données personnelles. Une situation qui, si on n’y prend garde, pourrait une fois de plus mettre le feu aux poudres.  

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