vendredi,30 octobre 2020
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Réduction des inégalités hommes/femmes: le rapport prévoit une loi sur le viol entre époux

Le rapport de la stratégie de la promotion des droits de la femme et de la réduction des inégalités entre les hommes et les femmes rendu public ce mercredi 30 septembre et remis officiellement au président de la République Ali Bongo Ondimba par la première dame Sylvia Bongo porte en sein plusieurs recommandations nées des axes retenus. Ainsi, sur la thématique violences faites aux femmes, ledit rapport pour l’érection et l’intégration dans le corpus juridique gabonais d’une disposition sur le viol entre époux.  

Le rapport conçu par le cabinet international Rose Fulbright en appui avec la Fondation Sylvia Bongo Ondimba et réalisé sur la base d’un diagnostic local appuyé par un benchmark international prévoit ou du moins propose dans la mise en place dans le droit gabonais d’une disposition visant à condamner le viol entre époux. C’est en tout cas l’une propositions fortes du premier axe sur les violences faites aux femmes. « Les agressions sexuelles et le viol sont définis et assortis de sanctions pénales. Cependant, le viol conjugal ne fait pas l’objet de dispositions particulières ni ne constitue une circonstance aggravante », a rappelé Laurent Benassoure, un des avovats associés ayant concu le rapport. 

Ce rapport insiste en outre sur la nécessité de faire adapter la loi pénale gabonaise à tous types de violences et susceptibles d’assurer une protection optimale aux femmes. « La répression des types de violences se fait exclusivement sur la base des dispositions du Code pénal qui n’est pas toujours adapté pour permettre une prévention et une répression efficaces ainsi qu’une protection des victimes », a souligné le présentateur du rapport. 

C’est pourquoi a proposé Laurent Benassoure, il est impérieusement nécessaire de mettre en place au Gabon, « une loi spécifique aux violences subies par les femmes qui offrirait un régime adapté pour les violences basées sur le genre ». Celle relative aux viol entre époux en est bien évidement le socle de cette révision légale necessaire à la réduction des deséquilibres de genre sur le plan des violences faites aux femmes. 

La liberté sexuelle d’autrui est un droit doctement consacré en République gabonaise. Tout comportement sexuel imposé à autrui méconnaît sa liberté de choix et affecte la probité de son consentement. Le viol est une pratique lâche et afflictive qui consiste à imposer à la personne d’autrui un rapport sexuel non consenti. La gravité d’un tel acte n’est plus à expliciter.

Son caractère particulièrement traumatisant en fait l’une des violences les plus mutilantes tant sur le plan physique que moral. C’est essentiellement la raison pour laquelle cette question de l’errection d’une loi relative au viol entre époux est une question fondamentale et pertinemment mise en évidence dans  le rapport de la stratégie de la promotion des droits de la femme et de la réduction des inégalités entre les hommes et les femmes. 




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