Réduction de la masse salariale: le «Bloc de la première seconde» pose son véto

© D.R

C’est à la faveur d’une assemblée générale organisée, samedi 9 juin à Libreville, que la plateforme-forme dénommée «Bloc de la première seconde», composée d’organisations syndicales, s’est prononcée sur la mesure portant sur la baisse annoncée de la masse salariale dans la fonction publique. Une mesure qui ne semble pas trouver l’approbation de l’organisation, qui s’est dit fermement opposée à cette dernière.

C’est à l’unisson que la dizaine des leaders syndicaux que compte la plate-forme ont donné leur avis sur ladite mesure gouvernementale en cours d’examen. C’est donc sans détour que le premier responsable du groupe syndical, Pierre Mintsa,  qui s’est exprimé au micro de nos confrères de Gabon Review a donné sa position. «Nous, agents simples, nous n’accepterons jamais que l’on enlève une seule rubrique dans nos salaires composés de la solde indiciaire, des primes de logement, de transport et de suggestion», a-t-il prévenu.

En effet, Pierre Mintsa estime que c’est à l’État de consentir des sacrifices déjà en réduisant son train de vie. «Si le gouvernement veut réduire la masse salariale, qu’il ne touche pas aux agents civils que nous sommes. Qu’il touche les fonds politiques, le salaire du président de la République, les frais de missions, les salaires des ministres», a-t-il indiqué.

Après plusieurs années de réflexion les autorités gabonaises réunies en Conseil des ministres le jeudi 17 mai 2018 ont estimé que la question de la réduction de la masse salariale devenait plus que jamais un impératif dans la gouvernance des finances publiques. L’actuel masse salariale, 747 milliards de Fcfa, jugée trop élevée sa réduction permettra, selon le Premier ministre, de  maîtriser et d’optimiser des dépenses publiques, nécessaires pour l’investissement.

Laissez votre commentaire