Recrudescence d’agressions sur la passerelle piétonne de Plein-ciel

Mise en service officiellement le samedi 16 septembre 2017 par le ministre d’Etat en charge des Infrastructures, des Travaux publics et de l’Aménagement du territoire, Jean-Pierre Oyiba, qui était accompagné de son ministre délégué, Anicet Mboumbou Miyakou, la passerelle piétonne de Plein-ciel devient depuis un moment le théâtre d’agressions en tout genre.

C’est désormais la psychose qui règne chez les usagers de cette infrastructure. Construite pour faciliter la traversée de la voie expresse, depuis plusieurs semaines il devient quasiment suicidaire d’emprunter cette passerelle au risque de se faire détrousser ou même agresser par des malfrats souvent postés au deux bouts de l’infrastructure.

D’ailleurs lors de l’inauguration, Jean Pierre Oyiba s’était montré laconique concernant les préoccupations des populations sur la sécurité sur ce site, estimant que l’éclairage mis en place sur l’oeuvre suffisait pour éviter les cas d’agressions. Il avait même estimé que c’était aux riverains  d’être vigilants. Des propos très incompréhensibles, alors qu’il est du devoir du gouvernement d’assurer la sécurité des populations.

«Avant hier seulement, un ami a été blessé gravement par des bandits sur le pont. Il rentrait tranquillement chez lui et les gars ont cassé une bouteille et l’ont blessé sur la tête avant d’emporter tout ce qu’il avait sur lui, même la veste qu’il portait»; nous relate un habitant de Plein Ciel.

Face à cette situation, les populations n’ont d’autre choix que d’emprunter cette passerelle piétonne qu’à des heures raisonnables ou le cas échéant faire le détour Awendjé pour éviter d’être braqué. «Ça devient dangereux de passer ici, la journée ils arrachent les téléphones lorsque tu descends du taxi, et la nuit tu peux te faire agresser, et tout ça le gouvernement ne fait rien»; s’est insurgé une riveraine.

Par ailleurs, il faut souligner qu’outre les agressions, cette infrastructure a tendance à s’inonder à la moindre averse, une situation inexplicable alors que le ministre d’Etat en charge des Infrastructures, des Travaux publics assurait que les travaux devaient être poursuivis  pour rendre le passage étanche.

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