Rebondissements au sujet de la plainte contre l’Etat gabonais en France

C’est pour tordre le cou aux supputations sur les événements post-électoraux notamment, après la plainte introduite en France pour crime contre l’humanité par un franco-gabonais présent lors de l’attaque du QG de campagne de l’ancien candidat à l’élection présidentielle Jean Ping, que le jeune leader de l’opposition et membre fondateur du Front Uni des Jeunes de l’Opposition, Pacceli Bikoro s’est retrouvé face à la presse ce vendredi 21 juillet à la Chambre de commerce de Libreville.

Dénonçant d’entrée de jeu le climat socio politique qui sévit dans le pays depuis bientôt un an, le membre du FUPO a fustigé les menaces sur la stabilité du pays orchestrées par certains «hommes politiques, tous bords confondus». Cette situation d’instabilité qui «s’empire chaque jour un peu plus», et «conduit inexorablement ce pays, notre pays, dans le précipice»; a t-il déploré.

C’est donc pour livrer sa part de vérité sur les événements du 31 août 2016, notamment sur l’attaque du QG de Jean Ping, par les forces de sécurité et de défense, que celui-ci a dénoncé ce qui s’apparente pour lui à une machination visant à déstabiliser les institutions et à ternir l’image du Gabon. Ainsi, évoquant la plainte introduite en France contre l’Etat Gabonais pour arrestation et détention arbitraire en bande organisée, torture et actes de barbarie en bande organisée, tentative d’assassinat et crime contre l’humanité il a balayé d’un revers de la main ces accusations puisque étant présent lors de ladite attaque.

Il a d’ailleurs souligné que, le plaignant dans sa plainte a omis d’évoquer «les projets machiavéliques de la galaxie Ping», qui visait à  «lancer une attaque contre toutes les forces armées et de défenses du Gabon». «Le plan ourdi consistait concrètement à faire le mélange de tous ces produits et laisser fermenter quelques minutes. Une équipe de jeunes clairement identifiés devait se charger de les projeter  dans des bouteilles à tous les endroits où se trouveraient les forces armées et de défense du Gabon, de telle sorte que le produit s’évapore.Selon les explications qui nous avaient été données, après inhalation, ces cocktails entraînent une perte de connaissance immédiate et dans certains cas, la mort en moins de 10 minutes. Heureusement, ce soir-là, l’intervention fut lancée avant que tout ça ne soit fait.»; raconte-t-il.

Faisant la chronologie de la nuit de l’attaque, il a révélé que «cette nuit-là, outre les premiers qui avaient pu être évacués à la clinique Chambrier, nous avions au total dix-neuf blessés, dont deux seulement dans un état critique. Je précise que tous, je dis bien tous s’étaient blessés hors du QG. C’est un détail extrêmement important. Et lors de notre interpellation au petit matin, un des blessés grave avait malheureusement succombé à ses blessures».

Il précise que «lors de notre interpellation, nous n’avions été torturé d’aucune manière que ce soit. Encore moins durant les huit jours que lui et moi avions passé au CEDOC avec plusieurs autres compatriotes».

Par ailleurs, Pacceli Bikoro n’a pas manqué d’accuser le plaignant d’être «quelqu’un qui n’a jamais hésité un seul instant à verser dans la violence et le vandalisme d’une rare gravité (…) celle-ci entièrement être financées par les soutiens Gabonais et Français de Jean Ping».

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