Raymond Ndong Sima s’en prend à Jean Ping et cie

Dans une longue communication aux élans de récrimination publiée sur son compte Facebook, Raymond Ndong Sima, ancien Premier ministre d’Ali Bongo, du 27 février 2012 au 24 janvier 2014 et candidat à l’élection présidentielle du 27 août 2016, continue de contester la victoire de Jean Ping que ce dernier ne cesse de revendiquer. L’accusant même de détournement en complicité avec la société civile.

Se penchant implicitement sur les membres de la Coalition pour  la nouvelle République, Raymond Ndong Sima doute de la sincérité de ces derniers, soulignant que «l’opposition gabonaise est infestée de ces soldats qui font mine de vouloir l’alternance. Mais leur rôle véritable est de maintenir les choses comme elles sont».

Par ailleurs, évoquant le silence coupable de la société civile sur les supposés détournements orchestrés par Jean Ping, il regrette que  cette dernière, «qui poursuit les Bongo, Sassou, Obiang Nguéma etc… soutient frénétiquement Ping pourtant suspect selon un média sérieux comme Médiapart d’avoir frauduleusement accumulé par l’entremise de son fils une fortune sur le dos du pays tout entier. Il dit pour s’en exonérer qu’il ne sait rien des activités de son fils directement mis en cause. Il ne dit pas si ce dernier couvre toute ou partie de ses frais. Quel père livre son fils ainsi ? Il use des mêmes armes qui lui ont permis de se constituer une bonne petite cagnotte et de subordonner une grande partie de l’opposition : la ruse, le cynisme et la tricherie».

En outre, celui qui a récolté 0,42% des suffrages à l’élection présidentielle du 27 août 2016, revient sur ce scrutin dont Jean Ping continue de réclamer la victoire. A ce propos, il dénonce l’attitude de la coalition, qui selon lui «fait feu de tout bois. Elle instaure la désinformation comme arme de déstabilisation généralisée», «dans tous les médias, depuis des mois, les coalisés intoxiquent la population» condamne t-il.

Il poursuit en indiquant que «la désinformation est ainsi devenue le jeu favori des coalisés. La leçon ne leur a pas d’ailleurs suffi. Ils continuent à y recourir sans craindre d’être démentis. Ils ont claironné partout que la CAF avait retiré l’organisation de la CAN au Gabon. Mais la CAN a eu lieu et tous nous en avons été témoins». «Cette désinformation avait déjà atteint son paroxysme au lendemain du scrutin avec les messages des partisans annonçant, le ridicule ne tue pas, que la France, l’Allemagne, et d’autres chefs d’État avaient appelé Jean Ping pour le remercier de sa brillante élection. C’est ainsi qu’on a achevé de persuader les uns et les autres de la victoire de Ping» ajoute Raymond Ndong Sima.

L’ancien Premier ministre d’Ali Bongo conclut, en indiquant, que l’alternance souhaitée par les populations n’est qu’une «chimère qui n’intéresse que quelques zouaves et quelques passéistes. Les réformes politiques se construisent patiemment. Elles ne sont jamais des dons des plus forts aux plus faibles».

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