Raffinage : la Sogara réalise un record de production de 1 025 000 tonnes en 2017

On pourrait aisément penser que la Société gabonaise de raffinage (Sogara) est dans une bonne passe en cette année 2017 vu qu’elle accumule de bonnes nouvelles avec la meilleure performance HSE (Hygiène Sécurité Environnement) de ces dix dernières années, en plus des perspectives sereines avec l’entrée de Gabon Oil Company (GOC) dans son capital à hauteur de 60%. Mais pour Pierre Reteno N’Diaye, « la valorisation de notre production et la maîtrise de nos coûts demeurent des obstacles importants pour l’atteinte de nos objectifs économiques ».

Dans un récent entretien accordé au quotidien L’union (parution, 18 août 2017), Pierre Reteno N’Diaye, le Directeur général de la Sogara s’est dit satisfait des performances techniques de la société qu’il dirige durant les cinq (5) premiers mois de l’année en cours. «La Sogara n’a pas fait de bénéfices en 2016. Par contre, nous avons réalisé de très bons résultats sur le plan technique et en matière de HSE», a-t-il déclaré. Une situation qui permet d’envisager l’avenir en toute sérénité dans une certaine mesure, puisque «l’augmentation du traitement et l’amélioration de la sécurité constituent des paramètres de progrès de notre outil de production, mais qui ne se traduisent pas en gains financiers».

En effet, d’autres éléments, à savoir la valorisation de la production et la maîtrise de des coûts «demeurent des obstacles importants pour l’atteinte de nos objectifs économiques de cette société, avec notamment la baisse de 40% de la valeur du Résidu atmosphérique (RAT), principal produit d’exportation, du fait de la conjoncture économique». Ce dernier représente 57% en volume de la production de la Sogara. Conséquence, au niveau de la trésorerie, «nous connaissons une tension, due essentiellement à des retards de paiement des clients. Nous avons bon espoir de la résolution, dans les meilleurs délais, de ce problème qui impacte négativement notre fonctionnement».

Par ailleurs, Gabon oil company (Goc) qui est une entreprise publique de l’Etat gabonais dans le secteur pétrolier va pénétrer le capital de la Sogar à hauteur de 60%. En reprenant à son compte les actions de l’Etat, elle fera bénéficier à la Sogara, plus d’écoute «de nos problématiques industrielles auprès des autorités, mais va aussi susciter des synergies et une mutualisation des ressources et moyens».

Dans ce contexte, le gouvernement envisage de mettre en place une deuxième unité de raffinage de pétrole avec l’appui du coréen Samsung. Elle permettra selon le Directeur général de l’entreprise «d’améliorer la sécurité industrielle et les performances techniques de l’outil de production, la chaîne d’approvisionnement du pays et la couverture de l’ensemble des besoins du marché national. Mais aussi de retrouver un équilibre financier et de répondre aux nouvelles spécifications internationales des produits pétroliers». A compter de 2020, la Sogara fera face au vieillissement de ses outils de production. En plus du renouvellement des installations de production, la société devrait envisager une adaptation aux «carburants propres».

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