Quid de l’audit sur les exonérations fiscalo-douanières : Qui en veut à Noël Mboumba?

Noël Mboumba, ministre délégué auprès du ministère de l’Economie, de la Prospective et de la Programmation du développement. © Gabonreview

Que se passe t-il au sein du gouvernement d’Emmanuel Issoze Ngondet; notamment au ministère de l’Economie? C’est la question qu’on pourrait se poser au vue des attaques inexplicables contre le ministre délégué auprès du ministère de l’Economie, de la Prospective et de la Programmation du développement, Noël Mboumba. En effet, des médias proches de certaines hautes personnalités de l’administration l’accusent d’avoir touché indûment des rétrocommissions dans des opérations d’exonérations fiscalo-douanières.

Pour un proche du ministre délégué; «des médias proches de certaines hautes personnalités de l’administration l’accusent d’avoir accordé des abattements à tout va qui auraient occasionné une perte de recettes de l’ordre de 800 milliards à l’Etat depuis le début de l’année. Sauf que là où cet article à charge à la limite diffamatoire dévoile ses limites, c’est lorsqu’il précise que l’évasion des 800 milliards concerne des exonérations discrétionnaires. Or, ces exonérations, à titre exceptionnel, étant du ressort exclusif du Ministre de tutel, quel est le mobile qui aura poussé  ces organes de presse à s’adonner à coeur joie à publier avec la complicité de leur(s) instigateur(s) des documents administratifs?» Sinon comment comprendre qu’on nous parle d’une perte aussi importante et comme seule preuve quelques déclarations copiées volontairement avec des doublons pour vouloir « amplifier » de manière insidieuse ce qui n’est en réalité qu’une tempête dans un verre d’eau.

La réponse est toute simple: les audits des exonérations discrétionnaires réclamées par le ministre délégué par note n°269-17/MEPPD/CABMD/CE du 25 juillet 2017. Cet audit qui permettra de juger de la pertinence ou non de certaines exonérations discrétionnaires mais également mettra en relief les bénéficiaires et leur l’impact financier réel. Lequel si l’on se fonde sur les allégations de la griffe serait de l’ordre de 800 milliards en 7 mois. Dès lors on est en droit de se poser la question de savoir pourquoi sans avoir fait le ménage en interne l’on se précipite au guichet du FMI pour y souscrire un prêt de 642 millions de dollars.

Qui de celui qui réclame des audits et qui se fait charger ou de celui qui accorde des exonérations à tout va et qui s’empresse de signer un accord contraignant avec le FMI devrait mériter le prix nobel d’économie, ou serait éligible pour la primature puisque c’est la question posée par notre confrère La Griffe? A cette dernière question qui finalement des deux Ministres est plus tenté par la primature?

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