Quel rêve durable pour le peuple gabonais ?

Nous nous sommes toujours interrogés : pourquoi les dirigeants africains ne cherchent-ils pas à réaliser chez eux un minimum de ce qu’ils voient dans les nombreux pays « développés » qu’ils visitent ? Nous disons donc ceci : cela aurait été bien que ces dirigeants soient comme les grecs et les romains qui s’appropriaient ce qu’ils trouvaient bien ou meilleur chez les autres.

Dans cet esprit, nous disons que le système helvétique vaut la peine d’être connu.  Ce n’est qu’à partir de cette connaissance qu’on pourra innover ou adapter. Mais trop de gens (ils se disent élites ou autres) sont autocentrés sur eux-mêmes.  Entretiennent l’ignorance et tentent de transformer leur complexe d’infériorité en fierté par simple orgueil. Nonobstant, ils se ferment les horizons et la possibilité de sortir leur pays, leur département, leur ville ou leur village des conditions qui poussent les populations à les déserter.

Dans le cas du Gabon, la lutte est passionnante. Mais attention à ne perdre ni la raison, ni la vision. Si jamais donc, il y avait une alternance politique aujourd’hui (c’est notre souhait), nous émettons des doutes quant à la possibilité d’une réelle transformation sociétale au profit de tous.

La raison en est que ceux qui sont censés penser les mécanismes favorables à l’intérêt général (ils se qualifient d’élite) sont eux-mêmes  conditionnés pour se servir. Leur désir de se servir (plutôt que de servir les autres) transparaît dans leur façon de faire, d’être et de parler.

La Fédéralitude que nous prônons est plus que favorable à l’alternance des hommes au pouvoir. Mais elle est avant tout un appel pour une vie politique basée plus sur les objets de la politique que les acteurs de la politique.

Autrement dit, tout en revendiquant l’avènement d’un nouvel homme au pouvoir, nous ne devons pas oublier qu’un changement positif durable n’aura lieu dans le pays nommé Gabon qu’avec une nouvelle façon de faire la politique mettant le peuple au centre des décisions.

Ainsi, le recours au soutien du peuple ne doit pas se limiter à servir d’arme pour combattre les tyrans. La voix du peuple doit être  sollicitée chaque fois qu’il y aura une décision politique (donc d’intérêt général pour la vie de la cité) à prendre au niveau de la Commune, du Département ou du Pays tout entier.

Au fur et à mesure qu’on se fortifie à l’idée de se défaire de nos tyrans identifiés, il ne faut pas oublier pourquoi nous luttons : l’instauration d’une véritable démocratie au Gabon. Un pouvoir pour le peuple et par le peuple… Comment y arriver? S’inspirer des modèles éprouvés. La Suisse a plus de 700 ans de pratique démocratique avec au moins un siècle et demi de très bonnes pratiques politiques.

Pour finir et malgré nos bonnes intentions à travers le courant de pensée de la Fédéralitude, il est bon de se rappeler ce que disent les Ecritures sacrées.  

« Et pour eux s’accomplit cette prophétie d’Esaïe: Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point; Vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point.

Car le coeur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, Qu’ils ne comprennent de leur coeur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. » Mat.13:14-15

Vive la Paix durable au Gabon et dans le monde car la paix précède la prospérité.

Vive la Fédéralitude!

José Mene Berre

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