Quand les déchets plastiques servent à construire des routes durables

Une route en plastique usagé © D.R

Alors que l’aménagement et le bitumage du réseau routier constituent un véritable défi pour le gouvernement qui peine à le relever malgré des investissements colossaux, plusieurs pays à l’instar de l’Inde ou du Ghana ont trouvé la solution à ce problème. Ainsi, les autorités indiennes ont décidé de miser sur le recyclage et la transformation des déchets plastiques, pour en faire des routes à la fois économiques, écologiques, et beaucoup plus résistantes.



Chaque année des tonnes de déchets plastiques de toutes sortes, sont déversées dans la nature. Au Gabon il n’est pas rare de voir ces résidus encombrer les plages, les caniveaux et autres canaux d’évacuation. Or, dans certains pays à travers le monde, ces déchets plastiques sont recyclés à la fois dans un souci de protection de l’environnement, mais aussi d’amélioration du quotidien des populations.

En effet, en Inde et plus proche de nous au Ghana, des routes composées à 60% de déchets plastiques sont construites. 10 fois plus résistantes qu’une route classique en plus d’être « imperméables face à la pluie » selon les experts, et bien sûr plus écologiques, ces routes qui coûtent la plupart du temps beaucoup moins cher que les routes classiques, constituent une véritable solution pour le gouvernement gabonais à la peine face à cette problématique.

Après avoir investi pas moins de 10 milliards de Fcfa pour la réhabilitation des voiries urbaines, et près de 3 milliards de Fcfa pour le Fonds routier pour la seule année 2018 et surtout pour des résultats à peine visibles, le gouvernement aurait pu se pencher sur cette solution à la fois innovante, économe et respectueuse de l’environnement, lui qui a pourtant fait de cette problématique, un axe majeur de sa politique sociétale.

Créatrice d’emplois, de valeure ajoutée, et permettant par la même occasion de réduire l’impact environnemental et l’insalubrité grandissante dans la capitale et ailleurs, cette technique pourrait aider le gouvernement à réduire la facture routière, optimiser ses dépenses, tout en augmentant le dividende environnemental. Avec moins de 4000 km de routes bitumées sur l’ensemble du territoire, il serait judicieux pour le gouvernement d’évaluer toutes les possibilités.

Laissez votre commentaire