Prorogation de la concession Seeg : la mise au point de Guy Bertrand Mapangou

Le ministre d’État en charge de l’Eau et de l’Énergie, Guy Bertrand Mapangou a animé ce jeudi 9 mars un point de presse, au complexe administratif sis à Tahiti dans le 1er arrondissement de Libreville. Au menu de cet échange avec les représentants des médias nationaux et internationaux, les réformes du secteur de l’eau et de l’électricité, mais aussi la question du renouvellement du contrat de concession avec la Société d’energie et d’eau du Gabon (SEEG).

Conclu le 13 juin 1997, le contrat de concession liant l’Etat gabonais et la SEEG, filiale du groupe français Veolia, confiait à cette dernière «la gestion du service public de production, de transport, et de distribution de l’eau potable et de l’énergie électrique» cela pour une durée de 20 ans. Un contrat qui dès lors devait permettre l’amélioration de l’accès de l’eau et l’électricité au population gabonaise.

Au cours de son intervention, Guy Bertrand Mapangou a dressé un tableau sombre de l’activité de la SEEG dans le pays, expliquant qu’à l’approche de la fin de la concession prévue le 30 juin 2017 une «Commission ministérielle» a été mise en place pour «faire le bilan de la convention de concession», «d’apprécier la qualité de son exécution», «d’adopter les mesures correctives qui s’imposent», mais aussi «d’explorer pour l’avenir, le type de délégation de service public de l’eau potable et de l’énergie électrique le mieux adapté pour préserver les intérêts de l’Etat».

Ainsi, au terme de ce bilan, le constat est sans équivoque sur la mauvaise qualité de service proposé par la SEEG «les engagements pris par le concessionnaire n’ont pas été tenus», a souligné le ministre de l’eau et de l’énergie.

De ce fait, un processus de réajustement de la concession «aurait dû commencer il y a trois ans conformément aux dispositions de l’article 50 alinéa 2 de la convention», celle-ci devait permettre de passer à un autre mode de délégation, en l’occurrence à l’affermage, ce type de contrat suggérant que «l’Etat investit dans les ouvrages de production, de transport et de distribution, lesquels sont mis à dispositions du fermier pour exploitation. En contrepartie (…) une partie des recettes issues de la vente de l’eau et de l’électricité perçue par le fermier est mis à disposition de l’Etat sous forme de redevance» a-t-il précisé.

Toutes ces obligations n’ayant pas été respectées, et «vu les délais très court pour préparer le nouveau contrat et compte tenu de l’importance des travaux de fin de Concession à réaliser», le gouvernement a décidé de surseoir le passage effectif à l’affermage. Par ailleurs, cela a contraint l’Etat non seulement pour éviter  «d’interrompre la fourniture d’eau potable et d’électricité aux populations», préserver «les emplois de la Seeg, dont plus de 98 % dont occupés par des nationaux , mais aussi pour renforcer le parc d’ouvrage». De ce fait, la prorogation de  la «Convention de concession pour une période de cinq ans» «à compter du 1 juillet 2017» a été décidée.

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