Projet de loi de Règlement : près de 2600 milliards de Fcfa exécutés en 2016

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Depuis sa nomination à la tête du ministère du Budget et des Comptes publics, Jean Fidèle Otandault, s’est donné pour ambition de faire preuve de transparence en matière de gestion des finances publique. Récemment, dans le soucis de rendre compte de l’exécution du budget de l’Etat, il a été auditionné par la Commission des finances, du Budget et de la Comptabilité publique de l’Assemblée nationale, sur le projet de loi de  Règlement pour l’exercice 2016.

Ainsi, lors de son passage devant les honorables députés, Jean Fidèle Otandault a souligné que l’exécution de ce budget c’est fait dans un contexte marquée, en 2016 par un ralentissement économique en rapport avec les effets dépressifs du repli des activités pétrolières sur la demande intérieur et sur le secteur pétrolier. Ainsi dans la zone Cemac le taux de croissance s’est situé à 0,2 % contre 1,7 % en 2015. Pour le cas spécifique du Gabon son taux s’est élevé à 2,1 % contre 3,9 % pour l’exercice précédent.

De manière plus détaillée, la loi de finance 2016 a été arrêtée à 2.626,01 milliards Fcfa, mais a connu une baisse de 24,6 milliards par rapport au niveau des ressources et des charges prévues dans la loi de finances rectificatives 2015. «Cette légère baisse s’explique par le recours du gouvernement aux ressources de trésorerie et de financement conjugué aux effort de réduction du train de vie de l’Etat et la réduction de la subvention aux produits pétroliers»; a t-il fait remarquer.

Sur le niveau global de recouvrement des recettes budgétaires, le ministère informe que celles-ci se sont établies à 1.723,9 milliards contre 2.043,9 milliards prévues, soit un taux de recouvrement de 84,35 %. Il s’agit notamment de l’impôt sur les sociétés (IS) qui s’est élevé à 206,1 milliards; les taxes sur les biens et services (TVA) recouvrées à hauteur de 329,1 milliards; les droits et taxes de Douanes réalisés à 300,6 milliards et les autres recettes fiscales, établis à 11,7 milliards de Fcfa. Outre ceux-ci les ressources de trésorerie et de financement ont été mobilisées à hauteur de 1 029,7 milliards contre une prévision de 582,1 milliards, soit une hausse de 447,6 milliards de Fcfa.

Concernant le niveau des dépenses payées enfin, le ministre du Budget et des Comptes publics a informé les parlementaires sur l’exercice 2016 ou les charges globales de l’Etat ont été arrêtées à 2.626,01 milliards dans la loi de finances, soit 2152,1 milliards en charges budgétaires et 473,8 milliards en charges de trésorerie et de financement.

Les dépenses budgétaires ont été ordonnancées à hauteur de 1.743,9 milliards. Ainsi l’annulation de crédit, qui portent sur les crédits non consommés se chiffrent globalement à 408,2 milliards. Elles concernent les charges financières de la dette  soit 30,9 milliards; les dépenses de personnel, 961 millions; les dépenses de biens et services 96,2 milliards; les dépenses de transfert pour 119,6 milliards; les dépenses d’investissement, 159,7 milliards et les autres dépenses qui se sont élevées à 808 millions de Fcfa.