Programme Graine : l’Ogooué Ivindo produit du manioc en quantité

Du manioc disponible pour le marché local © GMT

Lancé dans le but de réduire la dépendance alimentaire et surtout pour promouvoir les productions gabonaises sur le marché national et international, le Programme graine tient désormais toutes ses promesses. Dans la province de l’Ogooué-Ivindo, les récoltes de maniocs sont désormais disponibles sur le marché au grand bonheur des coopérants qui, dans les tous prochains jours, l’acheminement vers d’autres marchés afin de satisfaire la forte demande.

Initié par le Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, dans le but d’assurer la sécurité alimentaire, réduire les importations alimentaires, alléger le panier de la ménagère, rendre le Gabon autosuffisance alimentaire en ce qui concerne les produits vivriers, freiner l’exode rural et surtout pour booster la création d’emplois dans le secteur agricole, le programme graine compte désormais parmi les réalisations les plus franches du Gabon-Vert.

En effet, comme dans certaines localités où les récoltes ont débuté, dans l’Ogooué-Ivindo, la production du manioc tient toutes ses promesses ; en témoignent les centaines des tonnes désormais disponibles sur les marchés locaux et bientôt acheminer vers d’autres horizons. Car, depuis le lancement officiel des premières récoltes en février 2017 par Ali Bongo Ondimba, les 33 coopératives en activité sur les 172 enregistrées et les responsables de la Sotrader se disent satisfaits du fruit de leur travail.

«Depuis le lancement officiel de la première récolte dans la province de l’Ogooué-Ivindo, le 7 février 2017 par le chef de l’Etat, nous avons récolté un peu plus de 462.36 tonnes de tubercules, 193.326 tonnes de manioc roui avec à la clé un chiffre d’affaire de 30 837 500 Fcfa. Tout ce manioc a été vendu sur le marché local de Makokou. Aujourd’hui, nous avons plusieurs commandes dans d’autres provinces et nous ne pouvons que nous en réjouir pour le bonheur des coopérants», s’est confié le coordonnateur provincial du programme graine, Sidoine Akoubou.

Pour ce qui est de la commercialisation des produits les différentes coopératives vendent elles-mêmes leur manioc, en s’appuyant sur l’assistance des responsables de la Sotrader qui les mettent en contact avec divers clients résidant à Makokou, à Libreville ou ailleurs.

Toutefois, ayant observé que certaines femmes ou acheteurs vont toujours au Congo ou au Cameroun acheter du manioc au moment où le marché gabonais est désormais alimenté par les produits locaux, Dieudonné Minlama Mitogho estime que les productions nationales ont des prix défiants et sont d’une très bonne qualité: «Ce qui vient d’ailleurs n’est pas forcément meilleurs. Nous voulons donner cette information à tout le monde qu’aussi bien dans l’Ogooué Ivindo que dans la Ngounié, on peut trouver le manioc, l’offre existe réellement ici», a-t-il souligné.

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