Programme Graine à Ndéndé : entre satisfaction, plaintes et requêtes des coopérants

Jean Luc Mickala, un des Présidents des Coopératives de Ndende, © GMT

Lancé il y a presque trois ans par le Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba dans le but de promouvoir la lutte contre l’exode rural, le retour à la terre et surtout pour oser l’autonomie financière en zone rurale, le programme graine connait d’énormes satisfactions qui obligent des encouragements malgré quelques plaintes des agriculteurs. C’est le cas de Ndéndé, dans la province de la Ngounié où les récoltes et la commercialisation du manioc font le bonheur des coopératives.

Constitué en plusieurs coopératives, le programme graine dans la ville de Ndéndé connaît une satisfaction depuis le début de la récolte. Que ce soit les agriculteurs, les acheteurs ou même les riverains, tout le monde réalise que ce qui semblait n’être qu’un “projet politique de trop” porte désormais des fruits et participe à l’émancipation socio-économique des “9 routes”.

des résultats satisfaisants du point de vue de la récolte. Que ce soit la coopérative Butam aghé furi, la société coopérative agricole chrétienne ou Nzembi rond, l’ensemble des agriculteurs ou encore des coopérants ayant conjointement travaillé avec Sotradere se disent avoir fait le bon choix de se lancé malgré les doutes de départ.

«Le retour à la terre initié par le Chef de l’Etat à travers le programme graine nous a permis vivre autrement l’expérience agricole, déclarait la présidente de la coopérative “Nzembi rond” Florence Mafoumbi. Aujourd’hui, le fruit de notre sémence se vent en sachets aux clients de divers horizons et nous rapporte plus qu’on espérait», a-t-elle conclu.

Cependant, cette satisfaction ne va pas sans relever quelques handicapes à corriger pour la bonne poursuite de ce programme: «il faut noter que nous avons été déconcerté par la qualité des boutures de manioc venues du Ghana et d’autres pays à côté de la technique de planting qu’on nous a imposée qui ne cadre malheureusement pas avec notre culture agricole. Entre autres plaintes, le bassin qu’on nous a proposé de tremper le manioc une fois récolté. Il ne correspond pas à nos pratiques traditionnelles, voilà pourquoi nous continuons à utiliser les rivières», a formulé le coopérant Jean Luc Mickala à l’endroit de Dieudonné Minlama et du manager regional de Sotrader Joe Fernandez.

Autre satisfaction qui réjouit à la fois les populations et les autorités locales, l’embauche des jeunes autrefois inquiétés par le chômage et l’oisiveté. «Nos jeunes enfants sont de plus en plus occupés à travailler dans les champs d’Olam. Pour nous, c’est une victoir de les savoir désormais participant à la vie socio-économique de notre ville. Bien que leurs salaires soient décriés comme insignifiants, nous nous satisfaisons de savoir qu’ils se prennent en charge et aide leurs foyers. Et cela, il faut le dire, grâce à Olam», a confié Patrice Nyonda au carrefour du bonheur.

Par ailleurs, si on peut se satisfaire du résultat de la récolte des 2 hectares sur les 15 plantés, l’ensemble des coopérants souhaitent que les responsables de Sotrader revoient la qualité des boutures qui leurs sont proposées au planting tout en exigeant une formation adéquate pour multiplier le rendement. De plus, les coopérants déplorent le silence des responsables de la Sotradere suite à leur demande du matériel de protection pour assurer leur sécurité au cours du planting et de la récolte.

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