Programmation budgétaire: priorité à la santé, l’éducation, les infrastructures et la sécurité

Dans un climat d’austérité marqué par des mesures drastiques prises par le gouvernement, de nombreuses questions demeurent quant à la programmation budgétaire et ses différents postes de dépenses. Ainsi, dans une interview accordée au quotidien L’Union, Fabrice Andjoua Bongo Ondimba directeur général du budget et des finances publiques (DGBFip) a indiqué qu’une programmation budgétaire plus réaliste sera désormais mise en oeuvre.

Les mesures d’austérité prises récemment par le gouvernement, ont révélé d’énormes dysfonctionnements dans la gestion de la chose publique avec notamment des dépenses incontrôlées et contre-productives. Ainsi face à nos confrères de L’Union, le DGBFiP est revenu sur les modes de gestion qui ont conduit le pays à cet état de crise et sur les rectificatifs à apporter pour changer la donne.

En effet, l’on a pu se rendre compte de la gravité de la situation économique du pays à travers le Plan de relance économique d’une part et bien sûr le plan d’austérité d’autre part. De ce fait, le gouvernement a donc décidé pour les exercices 2019-2020, une programmation budgétaire qui selon le directeur général du budget et des finances publiques «permettra d’asseoir de meilleures bases de développement ».

Pour lui, au cours des deux prochaines années «la priorité sera accordée à la santé, l’éducation, les infrastructures et la sécurité», ces quatres secteurs prioritaires mis en avant, permettront selon Fabrice Andjoua Bongo Ondimba «d’assurer une meilleure orientation des ressources de l’Etat».

Si ces orientations budgétaires paraissent logiques tant ces secteurs sont aujourd’hui à la peine, cette réforme souligne une fois encore l’échec du gouvernement en matière de gestion, planification et orientation budgétaire puisqu’il aura fallu que la situation devienne chaotique pour se rendre compte qu’il fallait y apporter des changements.

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