Produits pétroliers: risque de pénurie dès ce jeudi

Station service Petro Gabon © Gabon Actu

En préavis de  grève du 12 au 19 avril dernier, les transporteurs des produits pétroliers ont accepté de le proroger jusqu’au jeudi 26 avril 2018, au terme d’une réunion tenue à la Direction générale des hydrocarbures le mercredi 18 avril. Passé ce délai, si leurs revendications ne sont pas satisfaites, ils se réservent le droit d’arrêter tout approvisionnement des points de vente. Ce qui occasionnerait une pénurie dès jeudi qui serait préjudiciable aux ménages, aux entreprises et à l’administration.

Les transporteurs des produits pétroliers ont entamé le mercredi 18 avril dernier, des négociations avec la direction générale des hydrocarbures, à la suite d’un préavis de grève qu’ils avaient déposé et qui courrait  du 12 au 19 avril. Leurs revendications qui portaient essentiellement sur le tarif des autorisations techniques délivrées par la direction générale des hydrocarbures (DGH); la revalorisation de la marge des transporteurs bloquée depuis près de dix ans déjà et, enfin, le carburant détaxé.

Au terme de cette rencontre DGH-Transporteurs, un sursis avait été accordé à l’administration pour satisfaire les revendications. D’après le procès-verbal  de ladite rencontre, consulté par nos confrères d’Echos du Nord, il apparaît que sur le premier, l’administration a confirmé sa volonté de baisser le taux des autorisations techniques. Sur le deuxième point relatif à la revalorisation des marges, l’administration fera des propositions à travers la Commission nationale des prix des produits pétrolier (CNPPP). Quant au troisième point, l’administration des hydrocarbures a demandé aux transporteurs de fournir au secrétariat technique de la CNPPP des éléments de justification de ces tarifs.

A ce jour, les transporteurs ne perçoivent  aucun éléments concrets sur l’engagement de la direction génarale des hydrocarbures. Si d’ici le terme du sursis qui court jusuqu’au jeudi 26 avril, l’administration reste silencieuse, “le début d’un mouvement de grève serait irréversible.

Cette grève des transporteurs si elle advient, aura pour conséquence le blocage des approvisionnements en carburant et en gaz à l’échelle nationale. Autrement dit, la paralysie de tous les domaines du transport, tant fluvial, terrestre qu’aérien. Sans parler des services utilisant divers carburants pour leur fonctionnement, comme les antennes de relais des maisons de télécommunications. Nous y reviendrons.