Prison centrale: Georges Mpaga insatisfait de l’éviction du «tortionnaire» Paul Mitombo

Prison centrale de Libreville © D.R

À l’issue du Conseil des ministres qui s’est tenu ce jeudi 17 mai 2018 au Palais présidentiel, de nombreuses nominations ont été entérinées dont celle du nouveau directeur général de la prison centrale de Libreville, le Lieutenant Colonel Gabriel Assoumou Ella. Cette nomination intervient près d’un mois après la plainte déposée contre son prédécesseur Paul Mitombo, pour des actes de torture sur certains détenus, un limogeage que la société civile juge toutefois insatisfaisant.

La société civile a t-elle réussi à avoir la tête de l’ancien directeur général de la prison centrale de Libreville, Paul Mitombo? C’est la question qu’on pourrait se poser après l’annonce de son éviction à la tête de cette institution pénitentiaire. Ce dernier et son adjoint, Stéphane Loundou sont sur le coup d’une plainte pour des d’actes de tortures et de brutalités corporelles sur l’ancien député Bertrand Zibi Abeghe, en détention préventive depuis septembre 2016.

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Dans cette plainte signée du président du ROLBG, Georges Mpaga, il était reproché aux responsables de «Sans famille» de souvent mettre en salle d’isolement ses prisonniers et de coordonner des actes de tortures. Des agissements qui avaient suscité un tollé sur les reseaux sociaux.

Ainsi, à l’issue du Conseil des ministre d’hier, il a été remplacé à ce poste par l’ancien directeur général de la prison de Yéné à  Franceville dans le Haut-Ogooué, Gabriel Assoumou Ella. Joint au téléphone par Gabon Media Time, l’initiateur de la plainte contre Paul Mitombo s’est dit «insatisfait de son éviction». «Nous ne sommes pas satisfait parce que la plainte déposé par la société civile n’a pas trouvé un écho favorable. Elle a été purement et simplement rejeté. Le parquet s’est dit incompétent dans cette affaire», a-t-il relevé

Georges Mpaga n’a pas manqué de fustiger ce rejet qui selon lui démontre que l’ancien directeur général de la prison de Libreville bénéficierait du soutien des autorités dans ces actes de torture. «C’est un criminel, c’est un tortionnaire. Il doit répondre de ses actes devant la justice. Il doit être poursuivi même si il a perdu sa fonction. Nous allons déposer des nouvelles plaintes contre lui sur le plan national et international», a martelé le président du ROLBG.

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