Prise en charge des frais de scolarité : Nicolas Nguema fustige le cynisme de «la petite princesse de l’UJPDG»

Nicolas Nguema, vice-Président de parti Les Upégistes Solidaires © D.R

La question de l’augmentation des frais d’inscription et d’écolage au sein des universités et grandes écoles semble désormais s’inviter sur le champ politique. En effet, après l’annonce du représentant des jeunes du parti démocratique gabonais (PDG) indiquant l’intention de l’UJPDG de prendre en charge « l’inscription de 450 étudiants de familles économiquement faibles, soit 50 étudiants par provinc; la réponse de l’opposition ne sait pas fait attendre.

Dans une déclaration cinglante adressé au Secrétaire général adjoint du PDG, en charge de l’Union des jeunes de cette formation politique, Vivien Amos Pea, le Vice-président des Upégistes solidaires (US), Nicolas Nguema, fustige le cynisme de cette annonce.  

Bien qu’à première vue cette initiative semble louable, il note que «nous trouvons, là encore, devant une énième incohérence de ce régime à la dérive». Expliquant par la suite l’incohérence qui semble habité les responsables du parti au pouvoir.

«Le pouvoir en place a décidé, dans son projet de loi de finances 2018, de baisser de manière substantielle le budget alloué à l’éducation nationale ( plus de 35% en moins par rapport à l’exercice précédent), ce qui a entraîné, inévitablement, une hausse des frais d’inscription dans les universités. Et voilà que le « BGBP » (Bon grand des bon petits, NDLR) dans son infinie bonté, décide de faire grâce à 450 malheureuses familles gabonais des frais d’inscription de leurs non moins malheureux rejetons, et ce, au nom de la solidarité nationale en faveur de la jeunesse»; souligne t-il.

Pour Nicolas Nguema cette annonce n’est rien d’autre qu’une fuite en avant et entérine l’abandon des pouvoirs publics à leur obligation d’assurer l’éducation de la jeunesse gabonaise. Au delà d’en faire une «obligation constitutionnelle pour les gouvernants, l’éducation est en passe de devenir dans notre pays, un objet de solidarité nationale».

«Dans leur jargon, il n’est plus jamais question de construction d’établissements scolaires, mais seulement de salles de classes. Quelle fierté tirent des dirigeants sérieux à annoncer des constructions de salles de classes plutôt que d’établissements complets?»; se questionne t-il par la suite.  «Le “BGBP » de par sa sortie, prouve à suffisance que le « parti-etat » PDG, tel le radeau de la méduse, sans commandant à la barre, vogue sans cap, au gré du vent et des vagues»; moque t-il .

«Je me demande ce qui est le plus choquant dans cette manoeuvre de saupoudrage digne d’un véritable petit délinquant en col blanc d’une débilité sans fond à savoir que certains désoeuvrés applaudirons cette bêtise ou que le montant total alloué à ces frais d’inscription pour ces 450 étudiants ( environ 16 000 000f CFA), n’équivaut sûrement même pas au montant du séjour à l’étranger de la petite princesse de l’UJPDG»; conclu t-il.

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