Présidentielle 2016 : l’UPG propose un Agenda de sortie de crise

C’est à la faveur d’une conférence de presse qu’il a animé ce vendredi 31 mars à la Chambre de commerce de Libreville, que le président de l’aile loyaliste de l’Union du peuple gabonais, Moukagni Iwangou, a exposé la proposition de sortie de la crise multiforme que traverse le Gabon depuis la présidentielle du 27 août dernier.

Dans son propos préliminaire, le président de l’UPG, Moukagni Iwangou, a tout d’abord rappelé le contexte dans lequel s’est déroulé le scrutin présidentielle de 2016, indiquant que «le Gabon est sorti de l’élection du président de la République comme on sort d’un cauchemar, en refusant de croire toute les horreurs et toutes les manipulations​ qui ont défilé, et se sont imposées à la vue».

Toutefois, il n’a pas manqué de constater le «jeu de posture» dans lequel se sont installés​ l’ensemble des acteurs politiques​, observant du côté de l’opposition qu’ils semblent  «se complaire dans un droit naturel, qui viendra rétablir les injustices et restituer la victoire au candidat véritablement élu par les gabonais». Aux tenants du pouvoir, il a souligné que ceux-ci «reclus sous la hantise de l’isolement et la crainte de la vengeance populaire, le pouvoir qui est abandonné par toutes les forces vives de la Nation, se cache derrière le contrôle des institutions pour justifier son gouvernement».

«La vérité (…) c’est que Jean Ping a remporté les suffrages des Gabonais, mais Ali Bongo a pris le pouvoir par les armes, et endeuillé le pays, comme jamais auparavant» a martelé Moukagni Iwangou. Mais loin de se complaire dans un statu quo, c’est par la voix de son président que l’UPG a dévoilé son «Agenda de sortie de crise fondé sur le principe de vérité». Cette proposition permettra de mettre en place «un cadre, à la fois nouveau et inclusif, pour garantir la transparence à l’égard de tous, à partir de la contribution de chacun».

Ainsi cette agenda qui s’articule en deux phases, tout d’abord sur les termes de références​ dont l’une des option est de «recourir  à l’Organisation des Nations Unies (ONU)» afin de «faire asseoir tous les protagonistes autour d’une même table», mais cet agenda sera également axé sur le protocole de sortie de crise qui devrait être suivi méticuleusement, allant de la médiation à la mise en place des mesures transitoires​.

Moukagni Iwangou a de ce fait indiqué qu’il prendra attache avec l’ensemble des protagonistes, mais aussi avec les institutions internationale afin de proposer cet agenda de sortie de crise, pour «que le vice ne l’emporte plus sur la vertu».

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