Près de 400 000 serviettes hygiéniques «Nana» contrefaites détruites par la DGCC

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La direction générale de la Concurrence et de la Consommation (DGCC) a procédé récemment à Libreville à la destruction de près de 400 000 serviettes hygiéniques contrefaits de la marque Nana , le vendredi 21 avril dernier. Cette mesure a été prise au terme d’une enquête diligentée par le directeur général Emmanuel Eyeghe Nze.

Ce sont 15 000 cartons, soit  360 000 serviettes hygiéniques de la marque Nana contrefaites ont été détruites  20 avril, à la suite d’une enquête lancée en octobre 2017 et diligentée par le directeur général Emmanuel Eyeghe Nze, directeur général de la Concurrence et de la Consommation, rapporte Gabonreview.

Saisis par la plainte du représentant local de la marque Nana, Espert-Durand Leyeme, chef du service Sécurité des consommateurs, et son équipe ont pendant cinq mois recherché et identifié les principales zones de livraisons desdites serviettes hygiéniques contrefaites, avant de procéder à leur et à leur destruction. «Cette énième opération de saisie et de destruction de produits contrefaits nous a également donné l’occasion de sensibiliser l’ensemble des opérateurs économiques sur les effets néfastes des produits contrefaits en général et particulièrement pour les serviettes périodiques hygiéniques contrefaites», a confié le chef du service Sécurité des consommateurs.

Espert-Durand Leyeme, n’a pas manqué de souligner que les serviettes hygiéniques contrefaites peuvent porter atteinte à la santé des utilisatrices. Selon lui, elle «provoquent chez les consommateurs des démangeaisons, des infections urinaires, des irritations pelviennes et même des cancers, en raison des matières de fabrication utilisées par les contrefacteurs. Il s’agit d’un problème de santé publique».

Par ailleurs, la DGCC conseille aux consommateurs de «faire attention à l’emballage» pour distinguer des Nana contrefaites des originales. Les vrais produits «présentent des couleurs plus foncées; un code barre plus petit sur le vrai paquet que sur le faux; la qualité du coton (plus fin, doux, souple, parfumé et coloré selon les gammes)», a-t-elle confié à Gabonreview.