Le sous-préfet de Bikondom incarcéré puis relaxé en Guinée-Équatoriale

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Après l’échec de la tentative du coup-d’Etat qui visait la destitution du Président Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, les frontières entre la Guinée-Equatoriale, le Cameroun et le Gabon deviennent sensibles. Parce que tout le monde devient suspicieux, le Sous-Préfet du district de Bikondom, Dagobert Essono Nguema, s’est vu interpelé puis arrêté le vendredi 2 février 2018 dernier à la frontière de Méyo-Kié par la police guinéenne.

Depuis plusieurs semaines, la Guinée-Équatoriale cherche les responsables de la tentative du Coup-d’Etat contre leur président. A cet effet, les étrangers et les nationaux sont tous suspects.

Alors qu’il traversait la frontière du côté guinéen pour faire des courses du week-end,  le Sous-préfet du district de Bikondom a été appréhender avec des munitions dans son véhicule. Selon un témoin oculaire «Dagobert Essono Nguema a été arrêté et a passé la nuit en garde en vue. Son seul péché était d’avoir des cartouches du calibre 12 dans son véhicule au moment de traverser la frontière. C’est d’ailleurs ce que lui ont dit les agents. Mais nul n’était l’intervention des autorités militaires gabonaises, il serait aujourd’hui privé de sa famille», a confié un gendarme gabonais à la frontière.

Informé de la situation le lendemain de l’arrestation de l’administrateur affecté et résidant à Bikondom, le Commandant de Brigade en charge de la frontière de Méyo-Kyé avait effectué le déplacement du côté guinéen pour plaider sa libération. «Les policiers guinéens ne voulaient rien entendre de tout ce que racontait le Sous-préfet, jusqu’à ce que le Commandant de Brigade arrive. Dans leur discours, les equato-guinéens accusaient Dagobert Essono Nguema de compter parmi ceux qui font traverser les armes pour déstabiliser la sécurité de leur État. Toute chose que le Commandant de Brigade gabonais a démenti».

C’est donc suite à cette intervention un peu diplomatique que Dagobert Essono Nguema aurait été libéré, après avoir passé une nuit au frais. Par ailleurs, il faut noter que depuis plusieurs semaines déjà, la Guinée équatoriale a presque fermé ses frontières, se soustrayant de l’accord sur la libre circulation en territoire CEMAC.

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