Port-Gentil : la route du Nouveau port se mue en étang à chaque averse

La route du Nouveau port tranformée en étang © GMT

Qu’on soit du Nord ou du Sud, de l’Est ou de l’Ouest, l’état des routes gabonaises et des voiries des grandes villes font parfois verser des regrets. Pourtant, à entendre les discours politiques de tout bord, «le Gabon est un pays riche». Une richesse de discours et non de faits témoignée par l’état des voiries de la capitale économique du pays producteur du pétrole, et plus particulièrement celle menant à la zone industrielle qui se trouve dans un état piteux depuis des décennies.



Malgré son statut de capitale économique du Gabon, la ville de Port-Gentil n’a jamais été épargnée par le sous-développement, la pauvreté et le chômage. En effet, bien que considérée comme la ville pétrolière par excellence, c’est-à-dire la principale source où est puisé la première richesse du pays, qu’est l’Or noir, la situation des voiries demeure une véritable équation insolvable, celle-ci interpelle plus que jamais les pouvoir publics et le gouvernement en premier.

Le cas le plus énigmatique, est la dégradation de la route du Nouveau port, où est localisé la quasi totalité des entreprises exerçant dans le secteur petrolier. Depuis des décennies cette voie est laissée à l’abandon et les autorités ne semblent pas s’en préoccuper outre mesure. Avec la saison de pluie qui bat son plein, les gigantesques nids de poule qui se sont formés sur la chaussée se sont désormais transformés en«lac artificiel, où il ne serait même pas rare d’observer quelques espèces aquatique», de quoi ecoeuré les usagers.

«C’est regrettable qu’une ville productrice de pétrole depuis 50 ans se trouve avec des voiries moyenâgeuses. A la moindre petite pluie, les inondations atteignent parfois le niveau des toits dans certains quartiers. Et dans les rues, la circulation n’existe plus que de nom. Cela, sous le nez et la barbe des fameux ministres de la république et autres autorités locales tous bords confondus originaires de cette ville», a déclaré Armel Nguema.

Pis, en parlant de cette axe qui mène à la zone industrielle de l’Ile Mandji, des contrôles de gendarmeries sont effectués chaque jours, mais «la Mairie, et son premier responsable, Bernard Aperano, préfère jouir semble t-il des taxes reversées par les entreprises sans s’occuper de l’état de dégradation de la route». Certains chefs d’entreprises ne manquent pas d’ailleurs de se plaindre de la qualité de cette voie, qui constitue un frein au bon déroulement de leur activité.

Outre les pouvoirs publics qui sont pointés du doigt, les populations se demandent  le rôle que joue certaines personnalités politiques originaires de la ville. «Le développement de Port-Gentil c’est aussi ces fils quand le gouvernement montre ses limites. Où sont les Michel Essongué, Pascal Houangni Ambouroue, Bernard Aperano, Jean-Fidèle Otandault, Noël Mboumba, Gabriel Tchango et tous les autres?», s’interrogeait Marc Ngando.

Selon certains habitants des quartiers les plus touchés, si rien n’est fait dans l’urgence, les populations fréquentant certaines zones pourraient souffrir d’isolement avec l’absence des taxi, et pour le cas de la route du Nouveau port cela constituerait une véritable catastrophe pour l’économie de la ville, déjà en proie à une augmentation vertigineuse du taux de chômage.

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