samedi,6 août 2022
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Port-Gentil: recrudescence des malades mentaux dans les rues, quid de la construction d’un centre d’accueil?

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Créé en 1982 en périphérie de Libreville pour devenir un établissement de référence en Afrique, l’hôpital psychiatrique de Melen reste le seul établissement pour la prise en charge des malades mentaux dans tout le pays. Un constat déplorable qui démontre le peu d’intérêt accordé à la santé mentale au Gabon, un pays comptant un peu plus de 2 millions d’habitants. D’autant plus que pour ceux de Port-Gentil, aucune mesure concrète ni structure hospitalière n’a été mise en place pour les personnes souffrant de déficit mental.

Ils sont de plus en plus nombreux, ces malades mentaux qui déambulent dans les rues et les artères de la commune de Port-Gentil, dans l’Ogooué-Maritime. Il n’est pas rare de les voir arpenter les marchés, les abords des grandes surfaces commerciales, ou encore les feux tricolores. Certains ont même élu domicile dans des bâtiments abandonnés. Malgré la réhabilitation du Centre national de santé mentale à Libreville pour la prise en charge des personnes souffrant de ces troubles, le problème est loin d’être résolu surtout que les malades des autres localités du pays sont laissés à leur triste sort.

En effet, les malades mentaux errant dans la capitale économique du Gabon sont délaissés et ce malgré la réhabilitation du Centre national de Santé et la mise en place du 1324, le numéro vert. Lequel est désormais trop étroit pour supporter la forte population de personnes atteintes de démence. De plus, la prise en charge de ceux de l’hinterland requiert leur arrivée au préalable à Libreville. Une difficulté de plus pour les parents des malades déjà confrontés au mauvais état de la route en plus des frais que ça leur coûtera.

Un constat déplorable des faits qui devrait amener les autorités gouvernementales à mettre en place des antennes provinciales du Centre de santé mentale dans les différents chefs-lieux de province du Gabon. Mais pour l’heure, ce sont des milliers de malades de l’hinterland qui depuis des années sont laissés pour compte et ce malgré les interpellations des organismes internationaux. D’autant plus que dans plusieurs localités des bâtiments sont abandonnés quand bien même ils pourraient être réhabilités pour la prise en charge de ce type de malades.


Toute chose qui devrait interpeller les plus hautes autorités en l’occurrence le Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda et le ministre de la Santé, le Dr. Guy-Patrick Obiang Ndong afin qu’elles fournissent aux populations des services de santé mentale dont elles ont besoin dans un contexte particulièrement fragilisé par le covid-19. Une situation inégalitaire qui contraste avec la volonté de l’égalité des chances prônée par le chef de l’État Ali Bongo Ondimba qui intègre la capacité pour tout citoyen d’être pris en charge de manière égalitaire au sein des structures hospitalières.

Andy Marvine Nze
Andy Marvine Nzehttp://gabonmediatime.com
Fils de Lambaréné, passionné d'écriture et féru des réseaux sociaux, qui a à cœur d'informer sur l'actualité gabonaise et internationale. Avant j'étais chef de classe, maintenant je suis titulaire d'un Master en Sciences Politiques et relations internationales

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