Port-Gentil: la patate chaude des impayés de cotisation sociale d’Aperano à Tchango

Bernard Aperano © D.R

Alors que ce lundi 25 mars le nouveau maire de la commune de Port-Gentil Gabriel Tchango doit officiellement être installé par le ministre de l’Intérieur en charge des Collectivités locales, la problématique du nonpaiement des cotisations sociales auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) sera l’un des dossiers chauds que devra traiter le nouvel édile. Une situation déplorable imputable au maire sortant Bernard Aperano qui, au cours de son mandat s’est plus illustré par une posture d’ambianceur qu’autre chose.



C’est par le biais d’un communiqué datant du 12 mars dernier que la Caisse nationale de sécurité sociale a tenu à rappeler à l’ordre 151 des administrations et des entreprises « non à jour dans le versement de leurs cotisations sociales depuis plusieurs trimestres ». Parmi celles-ci la mairie de la capitale économique dirigée jusqu’à récemment par Bernard Aperano.

Dans sa communication, l’organisme excédé semble-t-il par le manque de volonté de cette administration, malgré la campagne de recouvrement lancée depuis le 1er février dernier, a décidé de brandir le bâton pour rentrer en possession des cotisations nécessaires au financement des prestations auprès des Gabonais.

La Cnss a, pour ce faire, mis en garde les contrevenants qui ne se seront pas acquittés de leurs dettes avant le 25 mars prochain. « Faute par elles de s’exécuter, les prestations de leurs différents salariés seront purement et simplement suspendues à partir du 25 mars 2019 et les dossiers de nouvelles demandes de prestation rejetées, jusqu’au paiement des sommes dues », précise le communiqué.

Le non-paiement des cotisations sociales du personnel de la mairie de Port-Gentil est d’autant plus incompréhensible que durant les 5 années de mandat de Bernard Aperano, la commune a bénéficié d’un budget de près de 20 milliards chaque année. Pour de nombreux port-gentillais, le mandat de ce dernier aura été jonché plus par son comportement affairiste que par la volonté de satisfaire les administrés.

Au-delà de la question des cotisations sociales réclamées aujourd’hui par la Caisse nationale de sécurité sociale, qui menace d’ailleurs de suspendre ses prestations exposant de ce fait de nombreux compatriotes à la précarisation de leur travail, le niveau de rémunération des agents devra être aussi au centre des préoccupations des nouvelles autorités municipales. Dans une plus grande mesure, la question de la salubrité, de l’assainissement et de l’embellissement de la ville mais aussi du chômage devenu endémique dans la capitale économique, autant de chantiers qui attendent désormais Gabriel Tchango.

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