Port-Gentil: les taximen sur le point de cesser leurs activités à cause du racket

Centre ville de Port-Gentil © D.R

C’est au cours d’une assemblée générale tenue dans un établissement secondaire de la capitale économique que les exploitants de taxis ont dénoncé le racket intempestif des policiers et gendarmes qui perturbent leur travail. Face à cette situation les exploitants de ces transports en commun menacent de cesser leurs activités.

La situation de racket dont sont victimes les taximen de la ville pétrolière du Gabon a fini par causer l’ire de ces opérateurs qui ne savent plus à quel saint se vouer. A cet effet, ils ont tenu une assemblée générale au cours de laquelle ils ont fustigé le comportement des policiers et gendarmes qui à travers des contrôles intempestifs perturbent leurs activités.

Au cours de cette assemblée générale à laquelle prenaient également part les représentants du syndicat  desdits taximen, les participants ont fustigé le mutisme des autorités compétentes face à cette situation mais également jeté un regard de complicité sur eux. « C’est un silence coupable, Car qui ne dit rien conscient  », a martelé un taximan en colère.

Manifestement, le déploiement de plusieurs équipes de gendarmes  et de policiers contribue à accentuer ce phénomène tant décrié par les transporteurs. « En une seule journée, il peut y avoir 4 équipes de policiers et autant de gendarmes qui se relaient sur le terrain. Des contrôles permanents et intempestifs, aux allures d’une collecte  », a indiqué l’un d’entre eux.

Pour rappel, le ministre d’Etat à l’Intérieur Lambert-Noël Matha dans une interview publiée dans les colonnes du journal L’Union paru le lundi 31 décembre 2018 se vantait d’avoir radié des effectifs de la police une soixantaine d’agents qui s’adonnaient à cette pratique répréhensible.

A ce qui semble, la sanction tant mise en exergue par le membre du gouvernement Issoze Ngondet III ne semble pas effrayer ces agents qui continuent de siphonner les recettes de ses transporteurs qui pour la plupart auraient perdu leurs emplois à la suite de la crise qui a frappé la cité de l’or noir.                  

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