Port-Gentil: les promotions 2015-2016 de l’ENS, l’ENSET, et l’ENI en grève après 3 ans de salaires impayés

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Les mouvements répétitifs  de contestation au sein de l’administration publique justifient désormais les difficultés du gouvernement gabonais à faire face aux problèmes de ses concitoyens. Depuis le mardi 22 janvier les enseignants de la capitale économique issus des promotions 2015-2016 de l’Ecole Normale Supérieure (ENS), de l’École Normale Supérieure de l’Enseignement Technique (ENSET) et de l’Ecole nationale des instituteurs (ENI) ont assiégé la devanture de l’Inspection d’academie provinciale de l’ogooué-maritime. Pour cause, les grévistes réclament le paiement de leurs 3 ans d’arriérés de salaire.



C’est le spectacle désolant qui prévaut depuis une semaine dans la ville pétrolière à l’issue de la non-prise en compte du préavis de grève arrivé à expiration, des professionnels de l’éducation nationale exerçant dans cette partie du Gabon.

En effet, les grévistes selon le porte-parole du collectif de ces enseignants mettent à nu leurs conditions de vie et de travail depuis 2015 pour certains et 2016 pour d’autres, qui n’ont pas vu leurs situations administratives et sociales évoluées entre temps. «Nous sommes régulièrement affectés dans l’Ogooué-Maritime depuis quatre et trois ans c’est selon.Mais jusqu’à ce jour, nous sommes toujours sans salaire. Pourtant, la prise de service est l’acte par lequel un travailleur rentre dans ses droits », a déclaré Paterne Ndong Nkoulou.

Estimant avoir largement été patient sans pour autant voir leur situation connaître une évolution positive, ces enseignants ont décidé de se faire entendre autrement. «Nous avons fait des concessions. Maintenant nous ne plus supporter cette sentence à nous infligée. Nous voulons nos postes budgétaires et la régularisation de nos situations financières », a martelé le porte-parole des enseignants.

Comment expliquer que dans un secteur aussi sensible que l’éducation où les enseignants ont la lourde mission de former l’élite d’un pays le gouvernement soit insensible aux préoccupations de ces fonctionnaires qui ne demandent pas grand chose si ce n’est la prise en compte de leurs revendications légitimes? Il semblerait que ce secteur ne constitue en rien un axe prioritaire pour l’équipe gouvernementale, dont les priorités se trouvent parfois dans des activités moins importantes.   

Toutefois, les grévistes ont promis lever leur piquet de grève seulement après satisfaction de l’ensemble de leurs revendications par la tutelle. Toute chose qui pourrait perturber l’activité éducative dans cette partie du Gabon si l’autorité compétente demeurait insensible.   

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