Port-Gentil: les employés gabonais de Perenco victimes de maltraitances

Siège social de Perenco © D.R

Les conditions de travail au sein de la compagnie pétrolière indépendante franco-britannique, Perenco semble être peu reluisante pour ses employés. C’est derniers feraient face à une forme de dictature de la part de la direction générale qui brillerait par une violation flagrante du Code du travail, une absence de plan de carrière et une marginalisation des compétences gabonaises au profit des expatriés.

Ce climat délétère entretenu par les responsables de l’entreprise se serait accentué avec le bâillonnement observé des délégués du personnel, qui a pour conséquence la non organisation d’une assemblée générale depuis près de 3 ans. Avant toute réunion, ces derniers sont tenu de soumettre l’ordre du jour à la hiérarchie. «Quand il s’agit des points qui fâchent, les responsables de la société refusent la tenue de la reunion», s’indignait un agent contacté par l’hebdomadaire Echos du nord.

Autre grief fait à leur employeur, le manque de plan de carrière. Les salariés de cette entreprise passent plusieurs années sans changer de catégorie. Pis, malgré sa place de premier producteur de pétrole, elle reverserait des salaires «minables» aux employés. Occupant le poste de directeur administratif, Bouassi Bouassi, un ressortissant congolais brillerait également par «un népotisme flagrant, donnant des avantages qu’à ses seuls amis ou sur recommandation de ses responsables hiérarchiques».

Face à cette situation, certains agents ont saisi le ministère du Travail, mais ce département comme dans plusieurs autres dossiers se mure depuis lors dans un silence complice.