Port-Gentil: l’Agence gabonaise de la santé alimentaire entretient-elle la malnutrition ?

"Cafet" à Port-Gentil © L'Union

L’Agence gabonaise de la sécurité alimentaire (AGASA) a pour mission de protéger la santé du consommateur en assainissant les denrées et les espaces de vente d’aliments. Seulement à Port-Gentil comme sur toute l’étendue du territoire, les témoignages permettent de déduire une complicité de ses agents, qui n’hésitent pas à délivrer des certificats de conformité contre de l’argent, au grand désarroi des consommateurs.



Avec la crise financière qui sévit dans le pays, les Port-Gentillais sont de plus en plus abonnés à des petits restaurants tenus par des ressortissants étrangers où pour 1000 Fcfa on a un plat. Seulement, en scrutant le contenu de ces plats, on peut aisément se poser des questions. Avec quels aliments préparent-ils? Dans quelles conditions? Les règles d’hygiène sont-elles de mise? En effectuant des visites dans ces espaces, on peut en être de moins moins sûr.

Ces espaces dits “dos tourné” ou “nike” ne sont pas sains et les rendus ne le sont pas non plus. Si les comptoirs de réception paraissent propres, les cuisines sont de véritables porcheries selon une enquête menée par notre confrère L’Union. Les ustensils de cuisson sont sales quand ils ne sont pas en désuétude. « Ces restaurants là n’ont de souci que se faire de l’argent sans se soucier de notre santé », a indiqué un riverain qui a requis l’anonymat.

Par ailleurs, plusieurs sources laissent entendre que ces restaurants sont couverts par les autorités habilitées à régir ce domaine en tête desquelles l’AGASA. En effet, certains de ses agents accorderaient des permis d’exercice en contrepartie de rétro-commissions. Les cas d’accidents vasculaires cérébraux sont légion ainsi que les intoxications alimentaires selon un interne des services sanitaires. Pour le moment, aucun lien de causalité ne peut-être établi.

Interrogé à ce sujet, Stéphanie Matsanga Docteur vétérinaire et déléguée provinciale de l’Ogooué-Maritime a indiqué que l’AGASA fournit des efforts dans la lutte contre la malnutrition dans la localité.  « Chaque année, nous établissons un programme des visites de ces espaces. Nous effectuons des visites inopinées et lorsque la situation est grave nous ordonnons des fermetures provisoires assorties d’amendes », a-t-elle précisé. Espérons qu’Alia Maeva Bongo Ondimba nouvelle directrice générale de l’AGASA saura corriger les limites de son prédécesseur Sylvain Patrick Enkoro.



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