Port-Gentil: Le gouverneur Patrice Ontina bourreau des libertés fondamentales?

Patrice Ontina, gouverneur de la province de l’Ogooué-Maritime © 2018 Binto Media

Prévue pour le 17 novembre 2018, la caravane de la paix initiée par  le président du Mouvement populaire des radicaux (MPR) Féfé Onanga devra sans doute accoucher d’une souris. Pour cause, la demande relative à cet événement adressée au gouverneur de la Province de l’Ogooué-Maritime Patrice Ontina a reçu une fin de non recevoir.  

C’est suite à l’appel au rassemblement lancé par l’ancien candidat à l’élection présidentielle d’Août 2016, Jean Ping,  que le chef de file de la résistance dans la capitale économique a souhaité sensibiliser les populations port-gentillaises. Une demande qui aurait été purement et simplement rejetée par le gouverneur de la ville pétrolière sans  motif apparent.

Une interdiction qui ne trouve pas de raison selon le leader du MPR Féfé Onanga, qui juge cette décision incompréhensible voire illégale. « Nous lui avons adressé une correspondance pour information. Malheureusement notre émissaire n’a pu la déposer à son secrétariat. Le gouverneur a demandé à ses secrétaires de lui dire que la caravane n’était pas autorisée », a-t-il relevé.

D’ailleurs, il s’est demandé comment on peut interdire à un citoyen jouissant de tous ses droits civiques et politiques de communiquer avec des compatriotes sur des questions d’intérêt commun. La réponse trouverait son sens selon lui, dans le tout répressif qui serait le mode de gestion choisi par le gouverneur de la province de l’Ogooué-Maritime. Une attitude qui porte atteinte à l’exercice de la liberté de réunion qui est une liberté consubstantielle à la liberté d’expression pour laquelle, le Gabon est souvent pointé du doigt par des organismes internationaux tels que Reporters sans frontière (RSF) ou encore la Commission des Droits de l’Homme des Nations unies. Au regard de ces récriminations, le représentant du gouvernement gagnerait à encadrer les manifestations publiques plutôt qu’à les interdire systématiquement.

La situation politique, sociale et économique que traverse le Gabon devrait amener chaque compatriote quelle que soit son appartenance politique  à tirer la sonnette d’alarme pour que les libertés fondamentales garanties par la Constitution soient respectées par toutes les autorités. Aucune d’elles ne saurait se prévaloir d’un quelconque pouvoir pour entraver la pleine jouissance desdites libertés.

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