Port-Gentil: du fait de la grève, certains classes poursuivent le trimestre avec 3 matières

Des élèves du Collège d'enseignement supérieur du Parc à Port-Gentil © D.R

Depuis que la grève générale illimitée a été lancée le jeudi 3 janvier dernier par le Collectif des enseignants promotions Ecole normale supérieure (ENS) et Ecole nationale des instituteurs (ENI) 2015 et 2016, de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) ainsi que de l’Ecole normale supérieure d’enseignement technique (ENSET), les relâchements pouvaient être observés de part et d’autre. Mais cette situation est loin d’être le cas à Port-Gentil, où certains classes poursuivent le trimestre avec seulement 3 matières. 



Déjà six semaines que la grève illimitée suit son cours partout dans le Gabon. Rappelons que ces derniers revendiquent entre autres leur régularisation administrative et financière. Chose qui pourrait naturellement se comprendre car la précarité les guette tous les jours de leur vie, eux qui ne ménagent aucun effort pour être présents tous les jours à leurs postes de travail pour donner à la jeunesse gabonaise les outils didactiques pour devenir la relève de cette nation.

C’est sans doute conscients de tous ces enjeux de premier ordre que les enseignants de Port-Gentil restent inflexibles. D’après le récit rapporté par notre confrère L’Union, plusieurs enseignants grévistes se réunissent chaque jour sous l’arbre à palabres situé à l’entrée de la Direction d’academie provinciale (DAP). Du coup, ce sont les apprenants des lycées, collèges et du primaire qui voient leurs cours mis en pause forcée. Le cas le plus criant reste celui du collège d’enseignement secondaire du parc contraint de ne dispenser que les matières dont les professeurs sont disponibles.

Interrogé sur la situation qui entache la continuité des cours, Paterne Ndong Nkulu professeur d’anglais au lycée Thuriaf Bantsantsa et porte- parole du collectif sur Port-Gentil a durci le ton. « Nous réclamons 4 ans d’arriérés pas 4 mois. La vie ici comme ailleurs est difficile surtout dans un contexte de crise économique. L’assurance maladie et la clarté sur nos cotisations à la Caisse Nationale de sécurité sociale (CNSS). Tant que ces axes ne sont pas satisfaits, nous ne reprendrons pas le chemin des salles de classe », a-t-il précisé. 

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