lundi,8 mars 2021
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Port-Gentil: après avoir violé sa petite-fille, il prétexte avoir été possédé par un esprit

Mis en cause dans une affaire de viol en réunion sur ses deux petites filles, Louis Georges Mpendara, le chef du village Batanga, dans le département d’Etimboué, au nord de l’Ogooué-Maritime, a décidé de faire une fuite en avant. En effet, lors de son interrogatoire face caméra, l’un des présumés violeurs a dénoncé « une emprise maléfique par un esprit ».

Abuser sexuellement de sa descendance ou des mineurs, même sans un lien de consanguinité, est un acte odieux qui ne devrait être toléré par personne. Et ce, d’autant plus que l’inceste et le viol ont un effet néfaste sur les victimes. Mais tenter de s’en disculper par des raisons fallacieuses est sans doute un indicateur du degré de probité du présumé violeur.

À Port-Gentil, chef-lieu de la province de l’Ogooué-Maritime, un vieil homme aurait dépucelé ses deux petites-filles venues séjourner chez lui. Âgée de 10 et 11 ans, les deux fillettes avaient exprimé le besoin d’aller voir leurs grands-parents, desquels elles avaient été coupées après la mort de leur mère, par ailleurs fille de leur bourreau.

Là-bas, Louis Georges Mpendara, chef du village Batanga et son fils Garcia âgé de 36 ans,ont vu une occasion rêvée pour abuser sexuellement de leur propre sang. Les faits, qui se seraient déroulés en 2020, ont été dévoilés par la tutrice des gamines. « Victimes à tour de rôle, les deux fillettes ont été traumatisées » a indiqué un médecin consulté à ce propos. 

Dans leurs dépositions faites auprès des autorités judiciaires, les victimes révèlent que c’est leur grand-père Louis Georges Mpendara qui aurait abusé d’elles en premier. Leur oncle, frère de leur défunte mère, s’y serait mis peu de temps après. Les hommes usant de force et de menaces, pensaient s’en tirer indemne. 

Confrontés aux preuves accablantes fournies dont un rapport médical, les deux parents présumés violeurs ont opté pour une défense du moins curieuse. En effet, Louis Georges Mpendara déclare que « C’était comme un film. Je me suis retrouvé sur les enfants […] Comme si les esprits ». Mea culpa ou simple fuite en avant ? Les magistrats devraient apprécier ces regrets tardifs lorsque les deux hommes seront déférés devant le parquet de Port-Gentil. Nous y reviendrons !

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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