Port-Gentil: Agir pour le Genre, pour lutter contre les grossesses précoces

Agir pour le genre Gabon sensibilise sur les grossesses précoces au Lycée Joseph Ambourouet Avaro © GMT

Ce jeudi 7 mars 2019 s’est ouverte à Port-Gentil une campagne de sensibilisation et de formation sur le thème des grossesses précoces initiée par l’organisation non gouvernementale Agir pour le genre Gabon (AG). Ces rencontres qui se sont déroulées d’une part dans les locaux de la circonscription scolaire de l’Ogooué-Maritime puis au sein du Lycée Joseph Ambourouet Avaro, avaient pour objectif d’édifier non seulement les encadreurs des établissements scolaires mais aussi les élèves sur ce fléau sans cesse grandissant dans le milieu scolaire.



Lancé grâce au soutien de l’entreprise pétrolière américaine VAALCO Gabon S.A, la première étape de cette campagne de sensibilisation s’inscrit dans le cadre de la célébration ce 8 mars de la Journée internationale de la Femme. Cette initiative constitue une réponse au constat compris dans l’enquête menée  par le Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) en 2017 sur la problématique des grossesses précoces, qui faisait ressortir que 40 % des jeunes filles scolarisées sont concernées par ce phénomène.

Au Gabon, la situation n’est guère reluisante selon l’ONG qui par la voix de sa présidente Laetitia Yembi a indiqué que « sur les 705 élèves-mères interrogées dans le cadre de cette étude menés dans tout le pays, 570 avouent avoir eu leur première grossesse avant l’âge de 20 ans, soit 81% de l’échantillon ». Plus particulièrement l’Ogooué-Maritime arrive à la 8ème position des provinces touchées par cette problématique avec 74%, le Woleu-Ntem et la Nyanga se classant à la tête avec respectivement 97% et 93% des jeunes filles scolarisées concernées.

Un constat alarmant qui a donc poussé Agir pour le Genre Gabon à mener une campagne de sensibilisation auprès des jeunes de la province marigovéene, notamment dans huit lycées et collèges de la ville de Port-Gentil. Celle-ci s’est ouverte d’ailleurs par un échange avec les différents encadreurs de ces établissements notamment les psychologues, les chargés de vie scolaire, les surveillants, les infirmiers ou encore les conseillers d’orientation, qui sont quotidiennement au contact des jeunes.

Une rencontre qui n’a pas manqué de susciter un véritable débat entre les membres de l’ONG et les encadreurs. Ces derniers ont d’ailleurs exprimé leur satisfaction quant à l’organisation d’une telle rencontre. « C’est une très belle initiative car elle permet de nous édifier sur le phénomène des grossesses précoces. Face à sa recrudescence, il était important pour chaque acteur de s’asseoir pour trouver des solutions pérennes à cette problématique », a souligné la psychologue clinicienne à l’hôpital régional de Ntchengué Nina Nzoutsi Pouna.

En deuxième heure, l’équipe de l’ONG Agir pour le Genre Gabon s’est également déportée du côté du Lycée Joseph Ambourouet Avaro où les membres ont tenu à échanger avec une centaine d’élèves de classe de 3ème. Une rencontre qui a suscité un grand engouement auprès des apprenants qui ont pour l’occasion posé toutes les questions relatives non seulement aux grossesses précoces  mais aussi sur la santé sexuelle et reproductive. Une première étape qui a donc rencontré un fort succès selon les organisateurs qui ont annoncé « faire des campagnes de sensibilisation auprès des parents, afin que la question de la santé sexuelle et reproductive ne soit plus un tabou. Pour que les parents arrivent à en parler pour que les phénomènes tels que les grossesses précoces baissent».

Pour rappel, cette campagne se déroule en deux phases notamment du 7 au 9 mars pour la première phase et la seconde phase se fera du 17 au 21 mars. Une action qui est rendue possible grâce à l’implication indéniable de l’entreprise VAALCO Gabon S.A, qui en tant qu’entreprise citoyenne entend contribuer de manière efficiente au développement humain des jeunes gabonais.






Laissez votre commentaire