Port-Gentil: les agents de Satram prennent d’assaut le gouvernorat pour réclamer leurs droits

Les agents de Satram accompagnés de leur engins devant le gouvernorat de l'Ogooué-Maritime © D.R

Sans salaires depuis plus d’un an et clairement réduits à une précarité sans précédent, les agents de Satram ont franchi le rubicon en portant le problème au plus haut niveau de la hiérarchie de la province de l’Ogooué Maritime. Ces derniers ont envahi la place du gouvernorat ce mardi 19 février 2019 avec les véhicules et engins appartenant à ladite société afin de manifester leur ras-le-bol.



Il était sensiblement 8 heures du matin quand les Port-Gentillais ont entendu des bruits et des gris, selon l’informateur de Gabon Media Time sur place. C’est alors que les populations toutes anxieuses se sont arrêtées et ont vu arriver des voitures et des camions en provenance de la zone industrielle dont les klaxons provoquaient un bruit assourdissant. S’en sont suivis des messages au mégaphone à l’endroit du gouverneur de la part des protagonistes et de là, tout le monde a compris qu’il s’agissait des salariés de Satram.

Mois impayés, minimum vital non versé, discussions gelées. Voilà à quel niveau se situent les agents de Satram à Port-Gentil. Malgré les sit-in organisés çà et là pour interpeller les autorités, la situation est au point mort. C’est sans doute pour pallier cette latente stagnation générale que les concernés ont décidé, le mardi 19 février dernier, d’envahir les rues de Port-Gentil munis des véhicules et d’engins variés pour se rendre à la place du gouvernorat afin de rencontrer la plus haute autorité de la province  M. Patrice Ontina.

D’après les premières indiscrétions des sources proches du premier responsable de la province, aucune mesure visant à enrayer la dynamique des agents en colère n’est prévue. Autant dire que le cas Satram affecte tout le monde. Mais si tel est le cas,  comment comprendre le silence du gouvernement face à cette situation qui contraint plusieurs ménages à ne plus offrir à leurs progénitures le strict minimum? Des cas de nonscolarisation ont déjà été signalés car ces parents n’arrivent plus à supporter les charges liées à la scolarité des enfants.




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