Plan d’austérité: l’UN invite le Gouvernement à un débat public franc et contradictoire

Le président de l'Union nationale et le Chef du gouvernement © D.R/GMT

Après avoir souligné et condamné le caractère «iniques, anti économiques, antisociales» des mesures d’austérité prises par le gouvernement en Conseil des ministres, l’Union nationale, principal parti de l’opposition, a invité le gouvernement d’Emmanuel Issoze Ngondet à «un débat public franc et contradictoire sur la situation économique, budgétaire et financière du pays».

Le 21 juin dernier, le Conseil des ministres a adopté un ensemble de décrets visant à réduire drastiquement le train de vie de l’Etat. Le 29 juin 2018, le Conseil des Ministres a «instruit le Gouvernement d’appliquer intégralement ces mesures indispensables qui permettront non seulement l’équilibre et l’assainissement des finances publiques». Ces mesures controversées font depuis lors, l’objet de débats au sein de la classe politique.

Réagissant à ce plan d’austérité, l’Union nationale par la voix de Jean gaspard ntoutoume Ayi a indiqué que ces mesures constatent «la faillite de notre économie» tout en mettant l’accent sur «la pitoyable campagne de déni conduite» par le Premier ministre et plusieurs membres de son gouvernement, les invitant ainsi à «un débat public franc et contradictoire sur la situation économique, budgétaire et financière du pays».

Souhaitant débattre de ces questions afin de lever toutes les ambiguïtés, le parti présidé par Zacharie Myboto souhaite donc deviser avec le gouvernement sur ces questions qui ont d’ores et déjà un impact sur l’ensemble de la population. Si le gouvernement semble pour le moment faire le dos rond en défendant becs et ongles son plan d’austérité, l’Union nationale entend mettre en place une campagne médiatique pour édifier l’opinion sur leur inopportunité.

En outre, le parti d’opposition a indiqué au sujet de ce qu’il qualifie de «plus grand scandale financier de l’histoire de notre pays», qu’il condamne avec «fermeté» l’ensemble des mesures prises par le gouvernement les qualifiant de «mesures iniques, anti économiques, antisociales et sans lendemain».

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