samedi,27 novembre 2021
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Piratage audiovisuel : le cas Satcon au coeur d’une semaine de sensibilisation

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Présente au Gabon cette semaine pour sensibiliser les acteurs de l’audiovisuel sur les dangers et les conséquences néfastes du piratage, une mission ponctuelle conduite par Edouard Bloch, avocat et expert de la protection des contenus audiovisuels, accompagné d’Antoine Salvage, a rencontré les principaux acteurs du secteur dont la Haute autorité de la communication (HAC). Au menu des différents échanges, les différentes formes de piratages audiovisuels, le coût estimé de ce phénomène, et les pistes de solutions envisageables. Dans la foulée, la Hac a également exigé à Satcon de ne plus diffuser les chaînes du groupe M6.

« Au Gabon l’impact du piratage par Satcon représente une perte d’environ un milliard de FCFA », déclare d’emblée Edouard Bloch, avocat généraliste en droit des affaires intervenant plus particulièrement sur les problématiques liées au droit des contrats, à la distribution ou encore à la propriété intellectuelle, à l’audiovisuel ou au sport. Alors qu’il a conduit cette semaine une mission ponctuelle visant à sensibiliser certains acteurs de l’audiovisuel au Gabon et plus largement en Afrique subsaharienne, le spécialiste a mis en exergue les dangers de ce phénomène. 

Défini comme étant « la reprise de contenus audiovisuels sans l’autorisation des propriétaires, à savoir des éditeurs de chaînes, promoteurs de films, de séries, des diffuseurs », le piratage est aujourd’hui une épine dans le pied de des Etats africains, mais surtout pour le secteur. Mettant en avant un « phénomène à trois têtes dont le premier qui se distribue par câble », l’expert n’a pas manqué de pointer du doigt celui qui « est aujourd’hui considéré comme son principal auteur au Gabon à savoir Satcon ». 

Diffusant des programmes, des contenus de chaînes par câble à des centaines voire des milliers d’abonnés en vendant des offres à prix bas puisqu’ils « s’affranchissent notamment des coûts d’acquisition des programmes, des droits de diffusion, des droits d’auteur », aujourd’hui considéré comme le principal concurrent du géant français Canal+, le distributeur Satcon qui s’est fait spécialiste d’un « réseau araignée » plus complexe, puisqu’il a pignon sur rue, est enregistré en tant que société et dispose de marques et boutiques officielles, précise Edouard Bloch. 

D’ailleurs, la Haute autorité de la communication (Hac) saisie par le groupe français M6 le 27 février dernier a exigé à Satcon de ne plus diffuser les chaînes du groupe. « Après examen de cette plainte et au regard de la récurrence des griefs faits à cette entreprise par plusieurs sociétés ayant droit, la Hac fait injonction à la société Satcon de mettre un terme à ces agissements fautifs sous 48h », déclare le régulateur des télécommunications au Gabon. Le dernier délai pour mettre en exécution cette injonction serait ce 29 février 2020.

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Ladji Nze Diakitéhttps://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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