Pillages et liesses populaires à Libreville après la défaite des Panthères

À l’issue du match qui opposait  le Gabon au Cameroun qui s’est soldé par nul, synonyme d’élimination pour le pays hôte, c’est une horde de gabonais qui s’est levée pour célébrer dans les rues de certains quartiers de Libreville. Scène de pillages dans les PK et liesse populaires à Nzeng-Ayong.

Après l’élimination des Panthères du Gabon par les Lions indomptables du Cameroun, certains quartier de Libreville étaient en liesse.  A Nzeng-Ayong, après le dernier coup de sifflet de l’arbitre, des cris se sont faits entendre dans tout le quartier, «  c’est le temps », « eliminé», « 400 milliards pour ça? ». Des nombreux habitants ont pris d’assaut la voie publique pour exprimer leur joie avec des vuvuzela, des chansons et même des feux d’artifices. Du jamais vu à Libreville, mais rien d’étonnant avec la campagne de boycott lancée sur les réseaux sociaux, cette Coupe d’Afrique des nations 2017 n’a pas suscité l’engouement escompté.

Au Pk 8, ce sont des scènes de pillage que l’on a pu observer au niveau du carrefour SGA où un supermarché a été pillé par des riverains. Ils ont été tout de suite été dispersé par les forces de l’ordre parties du Camp de gendarmerie du PK9.

Il faut noter que le rejet par les populations gabonaise de cette compétition continentale trouve son origine dans la crise post-électorale. De nombreux observateurs de la vie socio-politique gabonaise s’accordent à dire que les stigmates des violences qui ont suivies la proclamation – contestée – d’Ali Bongo Ondimba comme vainqueur de la présidentielle n’ont pas encore été dissipées.  Les gabonais qui n’avaient pas la tête à la fête se sont désintéressés de la Can et se réjouissent de l’élimination des Panthères qu’ils considèrent comme un échec pour le gouvernement.

Photo d’illustration *

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