Pierre Péan condamné à payer 1€ de dommages et intérêts à Ali Bongo

Le journaliste et écrivain français, Pierre Péan, et Sophie de Closets qui dirige la maison d’édition Fayard, ont été condamnés par la justice française, ce jeudi 5 octobre, à payer un euro de dommages et intérêts à Ali Bongo pour diffamation. En effet, l’auteur laissait entendre dans un de ses livres que le président gabonais avait commandité un assassinat politique.

Outre le paiement de ces dommages et intérêts d’un euro,  Pierre Péan a été condamné à payer 1.000 euros d’amende. Sophie de Closets a, quant à elle, été condamnée à 1.000 euros d’amende avec sursis pour les mêmes faits.

Pour rappel, dans son livre intitulé «Nouvelles affaires africaines» publié en 2014, le journaliste et écrivain français mentionnait qu’Ali Bongo était à l’origine de deux tentatives d’assassinat de Jean-Pierre Lemboumba, directeur de cabinet de son père Omar Bongo quand celui-ci était président. Certains passages de l’ouvrage profèrent des «accusations très graves formulées de façon affirmative», sur une base factuelle «insuffisante», ont relevé les juges dans leur décision»; précise l’AFP.

Cependant, plusieurs autres passages du livre n’ont pas donné lieu à des condamnations ou à la diffamation. Notamment ceux relatifs aux accusations de fraude électorale et à la mort de Georges Rawiri.

Interrogée par l’AFP, l’avocate d’Ali Bongo, Me Delphine Meillet a confié que ce dernier «se réjouit que Pierre Péan ait été condamné pour ce brûlot qui ne visait qu’à le discréditer et à le délégitimer». Tandis que, Me Florence Bourg, l’avocate de Pierre Péan et de son éditrice, a salué une décision «globalement très positive».  

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