Pétrole : effondrement des cours et spectre d’une guerre des prix

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Plateforme pétrolière au large de Port-Gentil © D.R.

C’est une des conséquences du Coronavirus Covid-19. Alors que les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et l’OPEP+, étaient réunis à Vienne en Autriche jeudi et vendredi dernier pour statuer sur les mesures à prendre pour faire face au virus, il semblerait que cette rencontre ait accouché d’une souris. Ainsi, comme on pouvait s’y attendre, les bourses asiatiques se sont effondrées ce lundi 9 mars avec un baril de brent à 35,99 dollars.


Si pour l’heure les conséquences sanitaires liées au Coronavirus Covid-19 sont relativement contenues par les différents pays touchés, les conséquences économiques et sociales pourraient s’avérer désastreuses. En effet, réuni les jeudi et vendredi derniers avec comme objectif de trouver une issue favorable pour contenir la baisse de la demande chinoise impactée par le virus, les pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et l’OPEP+, se sont quittés en queue de poisson.

A Vienne au siège de l’OPEP, ces derniers n’ont pu trouver un terrain d’entente. Résultat, l’alliance entre Moscou et Riyad qui pilote depuis trois ans l’équilibre instable du marché pétrolier, a volé en éclat entraînant de facto la chute la plus spectaculaire des prix de l’or noir depuis 2016. Passé à 35,99 dollars sous la pression des deux géants pétroliers, le prix du baril affiche aujourd’hui un niveau historiquement bas et fait planer le spectre de la crise de 2014 où l’or noir s’échangeait à moins de 30 dollars US. 

Provoquant ce lundi 9 mars la chute des marchés asiatiques, ce désaccord entre l’Arabie saoudite et la Russie sur les mesures à prendre pour faire face à la baisse de la demande chinoise qui représente 14 % de la consommation mondiale, devrait pousser les petis pays exportateurs comme le Gabon à revoir l’ensemble de sa politique budgétaire. Avec des recettes qui vont sans doute connaître une chute vertigineuse, c’est toute l’économie qui pourrait prendre un sérieux coup.

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