Pénurie de timbres à Libreville: Léandre Zué pointé du doigt

Les vieilles habitudes ont la peau dure, pourrait-on être tenté de dire au vu du énième cas de pénurie des timbres municipaux à Libreville. Confrontés à cette situation généralisée au niveau des six arrondissements de la capitale, les usagers se heurtent au silence presque inquiétant des autorités compétentes qui peinent à communiquer à ce sujet.  

Selon l’hebdomadaire Le Temps, Libreville fait face actuellement à ce qu’il a qualifié de « grave pénurie de timbres ». Ainsi, depuis quelques jours, les nombreux usagers sollicitant soit la légalisation soit l’authentification de leurs documents, auprès des mairies des différents arrondissements de la capitale font face à une pénurie de timbres municipaux. 

Les demandeurs sont informés de ce qu’il n’y aurait pas de timbres en ce moment. « Ici aussi, il n’y a pas de timbres. On prie pour que la situation revienne vite à la normale, car on voit le désagrément causé aux usagers», regrette un agent de la Mairie. 

Une situation de nature à entraver la poursuite de certaines démarches administratives telles que le recensement des agents de la Fonction Publique et l’établissement des passeports au niveau du CEDOC. Affectés par cette pénurie, les usagers ne savent plus à quel saint se vouer,ce d’autant plus qu’aucune communication officielle n’a jusque là été faite. 

Joints par Gabon Media Time plusieurs maires d’arrondissements de Libreville ont pointé du doigt, l’hôtel de ville qui par sa centralisation des pouvoir cause ces pénuries qui gênent foncièrement les usagers  « C’est un problème de centralisation. Tout est centralisé à la mairie centrale de Libreville et les mairies d’arrondissements ne font que subir et faire subir aux populations les aléas de la centralisation du pouvoir », a-relevé l’un d’eux. 

Les quelque 200 timbres distribués par jour aux mairies d’arrondissements s’avèrent insuffisants pour satisfaire les besoins de tous les usagers. Sans oublier que selon certaines indiscrétions, les timbres municipaux sont commandés par la Mairie centrale en France et mettent au moins deux semaines pour être livrés au Gabon. Un procédé qui pourrait justifier cette pénurie qui sévit actuellement. 

Il serait tout de même souhaitable que l’Hôtel de ville murée dans un silence qui ne l’honore pas, daigne communiquer à ce sujet afin d’informer les usagers sur les causes de ce manquement et les rassurer quant à la résolution imminente de cette problématique. 

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