PCA : «Nous nous devons de protéger et privilégier notre identité culturelle»

L’année 2018 commence inexorablement sous des chapeaux de roues en matière culturelle. Pour cause l’icône de la musique gabonaise et africaine contemporaine, Pierre Claver Akendengue, a signé officiellement son grand retour sur la scène internationale lors d’une conférence de presse qu’il a animé hier jeudi 4 janvier 2018 à l’institut français du Gabon (IFG).



Pierre Claver Akendéngué, celui qu’on appelle affectueusement le Président du Conseil d’Administration de la musique gabonaise, est désormais de retour sur la scène musicale nationale et internationale. La nouvelle a été annoncée lors de la conférence de presse qu’a animé l’artiste à l’occasion de la sortie de son single «Gabon, Éveil de la conscience patriotique». Un retour que le chanteur-poète symbolise par une prestation sur les planches de l’Institut français les 12 et 13 janvier prochain autour d’un concert.

Installé aux côtés de Charles Le Gargasson, attaché culturel à l’IFG, celui qui a été inscrit par l’Organisation des Nations unies (ONU) au panthéon des 16 icônes de la culture mondiale a échangé pendant une heure avec les femmes et hommes de média sur la profondeur de cette nouvelle oeuvre aux titres poétiques et patriotiques de «Gabon Nyango Nyango» et «Myè kawo Powe».

«Le titre Gabon Nyango Nyango traduit toute mon affection pour ce pays qui est le nôtre. Il fait référence à l’idée de la beauté mais aussi à celle de la fragilité, de la tendresse et de la protection. Nous nous devons en tout cas, de protéger et privilégier notre identité culturelle», a expliqué Pierre Claver Akendengue.

Panafricaniste dans l’âme, il n’a pas manqué d’évoquer la situation globale du continent africain qui, comme il l’a expliqué par un dicton bien de chez nous, «Avili Go Nyoni Mpolo Re Pen’owowa» se traduit littéralement par «la majesté du plumage de l’oiseau témoigne de ses origines» estimant que cet oiseau pourrait être l’Afrique et ses potentialités.

Il faut noter qu’au-delà des chansons émouvantes de PCA, notamment Myè kawo Powe ou en choeur il scande «Intché iyazo» (Cette terre est la nôtre), les mélomanes pourront redécouvrir des anciens tels que Tomos ou Michel Ndaot, mais aussi des jeunes talentueux tels que Axel Agambouet, Kweno; Tanguy slammeur, Prisca ou Tanguino.

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