Patrick Eyogo fait obstruction à la reprise des activités de la Consuelec  

Patrick Eyogo à la Chambre de commerce le 7 octobre 2017 © D.R

Malgré le recours introduit auprès de la Commision interministérielle pour la sûreté des installations électriques, la reprise des activités de la Confédération gabonaise pour la sécurité des usagers de l’électricité (Consuelec) semble toujours ineffective. Pour cause, le ministre de l’Eau et de l’Energie, Patrick Eyogo, ne semble pas vouloir mettre en oeuvre les recommandations de la Commission interministérielle.

Organisme en charge des missions de contrôle des installations électriques sur l’ensemble du territoire national, la confédération gabonaise pour la sécurité des usagers de l’électricité peine à exercer convenablement ses missions. En effet, celle-ci avait été suspendue suite à l’arrêté n°004/MEE/SG/DGE du 22 juin 2017 pris par le ministère de l’Eau et de l’Energie qui mettait un terme à l’arrêté n°00101/MERH/SG/DGE du 21 juillet 2016, avec pour incidence le retrait de l’agrément accordé à la Consuelec et, partant, la fin de ses activités qui pourtant revêtaient une importance capitale.

Peu de temps après, l’organisme avait d’ailleurs introduit un recours auprès de la Commission interministérielle au fin d’annulation de cette mesure incomprehensible. Ce recours jugé recevable par la Commission avait donné lieu à quelques recommandations à l’endroit du département ministériel et de son responsable, Patrick Eyogo.

Ainsi, par la voix de son président, Aristide Ngari, la Commission estimait que «faute d’éléments matériels incriminant la Consuelec, juge le recours recevable et formule les recommandations suivantes: la reprise de la décision ministérielle dans le respect scrupuleux de la procédure règlementaire en vigueur consistant à requérir l’avis de la commission interministérielle; le retrait de l’arrêté n° 004/MEE/SG/DGE du 22 juin 2017 querellé», toute chose qui, au demeurant, devait aboutir à la reprise des activités de la Consuelec.

Sauf que depuis cette décision, le ministère de tutelle semble traîner des pieds afin de permettre cette reprise. Une situation d’ailleurs dénoncée par le Collectif des agents de la Consuelec qui, dans une correspondance adressée à leur direction général, regrette que rien ne semble attester de la reprise. Une situation qui a pour conséquence d’énormes difficultés depuis bientot 7 mois.

«Ne souhaitant pas nous embarquer dans le train des revendications et de la tension sociale ambiante qui pourrait déboucher sur un nouveau mouvement d’humeur semblable à celui déjà observé en juin 2017, nous vous invitons, respectueusement à vous rapprocher de monsieur le ministre de l’Eau et de l’Energie afin que soit trouvé un début de solution à ce qui s’apparente désormais à une mise au chômage de longue durée», averti François Ntoutoume Minko, le représentant du collectif.

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