Patrick Eyogo: le successeur de Veolia au Gabon «pourrait très bien être français»

Patrick Eyogo Edzang, ministre de l'Eau et de l'Energie © D.R

Plusieurs semaines après la réquisition de Veolia par l’État, et quelques jours seulement après les inquiétudes formulées par le président du patronat français, Pierre Gattaz, le gouvernement gabonais, par l’entremise du ministre de l’Eau et de l’Energie, Patrick Eyogo, s’est voulu rassurant sur le maintien de la coopération économique entre le Gabon et la France dans le domaine de l’énergie.

Dans une correspondance adressée au Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet le 26 février dernier, le Président du patronat français, Pierre Gattaz, marquait son  «vif étonnement» face à «l’action d’expropriation» visant Veolia. Il a assuré suivre l’évolution de cette affaire avec attention «tout comme il suivra la santé des entreprises françaises implantées au Gabon».

Du côté du gouvernement, on s’est voulu rassurant face à ces inquiétudes soulignant que les intérêts français ne sont nullement menacés, même si récemment la presse nationale relayait une information faisant état de l’arrivée prochaine du groupe russe RusHydro pour assurer la fourniture en eau et électricité dans le pays.

Contacté par l’hebdomadaire Jeune Afrique, Patrick Eyogo Edzang a formellement démenti ces informations. «En ce moment, les entreprises se bousculent au portillon pour emporter les contrats de gestion de l’eau et de l’électricité mais j’ai été le premier surpris par cette annonce», assure-t-il.

Par ailleurs, même si pour l’heure l’Etat s’évertue à restructurer la SEEG avant l’éventualité de trouver un partenaire, le membre du gouvernement confie que le pays reste très proche des acteurs francophones dans ce secteur sous-entendant que le successeur de Veolia «pourrait très bien être un français».

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