Patrick Eyogo : «Ceux qui parlent de monarchisation étaient où quand nous avons négocié»

Patrick Eyogo Edzang, ministre de l'Eat de l'Energie © D.R

Dans un entretien exclusif accordé à Gabonactu, le ministre de l’Eau et de l’énergie, Patrick Eyogo Edzang, qui a participé au dialogue politique organisé par Ali Bongo Ondimba, est revenu sur les vives contestations du projet de révision constitutionnelle adoptée par le gouvernement en conseil des ministre le 28 septembre dernier, par une partie de l’opposition.

S’exprimant sur le virage monarchique de la République dénoncé par l’opposition dite radicale, sous la banière de laquelle, il a été élu député de Bitam, Patrick Eyogo Edzang, le désormais membre de Démocratie nouvelle a d’abord précisé qu’il était le seul membre de l’Union nationale à prendre par ces assises, avant d’évoquer l’absence de cette frange de l’opposition qui critique le projet de révision constitutionnelle : «Moi je pose la question aux gens qui parlent de monarchisation de la république aujourd’hui, ils étaient où  quand nous avons négocié?»; s’est-il questionné.

«Vous savez, c’est toujours facile de venir critiquer sans apporter des solutions. Nous sommes allés à Angondjé pour  négocier selon un cahier de charges que nous  avions mis sur la table. Je crois qu’honnêtement nous sommes allés vers la démocratisation de notre pays»; a-t-il poursuivi.

Pour l’élu de la commune de Bitam, la posture de l’opposition n’est que de «l’enfumage pour tromper le peuple gabonais»; a-t-il décrié. Pour lui, le Code électoral a été sécurisé et réfute les accusations portant sur la liquidation de la République. «nous n’avons rien fait de monarchisation, bien au contraire, nous avons défini les rôles en cas de cohabitation, du premier ministre et du président de la République.»; a-t-il précisé.

Pour rassurer l’opinion, Patrick Eyogo Edzang a confié à nos confères que la présence au gouvernement de membres de l’opposition dite responsable consiste à veiller au respect des accords issus du dialogue politique.

En outre, le membre du gouvernement s’est dit satisfait du dialogue d’Angondjé même si, conclut-il : «les accords pour moi ne sont peut-être pas parfaits mais ils vont dans le bons sens.»

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