Pasteur Rostand Essono: «Il faut que l’État protège le made in Gabon»

Pasteur Rostand Essono © GMT

Le pasteur Rostand Essono, président du réseau des confessions religieuses de la société civile sur la santé et la reproduction, et membre de la délégation conduite par Olam, dans le cadre de sa mission citoyenne et nationale, s’est rendu le mercredi 1er août dernier à la Zone économique à régime privilégié (Zerp) de Nkok, pour y découvrir son potentiel économique. Une occasion pour lui d’appeler les autorités publiques, à adopter des mesures protectionnistes, afin de protéger les productions locales notamment celles issues de ladite zone.

Olivier Ngoma, directeur marketing de la Zerp qui a mené l’excursion, a pris un réel plaisir à présenter minutieusement la zone d’activités de Nkok, ainsi que l’ensemble des opportunités d’affaires qui s’y développent, à l’instar du guichet unique, les scieries du Gabon, Gabon Wood hub et la société chinoise Hai Sheng Rong Hua. En effet, l’importance des implantations industrielles témoigne du poids de l’investissement de l’État gabonais et d’Olam, et est parvenue à impressionner l’ensemble des membres de la société civile en tête desquels, le pasteur Rostand Essono.

«Nous sommes émerveillés de savoir qu’il y a des batteries d’alimentation électrique automobile qui sont fabriquées au Gabon. À cela, s’ajoutent les usines de transformation de bois, j’ai été vraiment émerveillé de savoir que le Gabon occupe la première place quant à la fabrication des placages, au niveau de l’Afrique», a-t-il déclaré dans une interview accordée à Gabon média time, touchant ainsi du doigt les réalisations d’Olam, au niveau de la Zerp.



Le pasteur est tout de même revenu sur quelques aspects qui peuvent être interprétés comme étant des faiblesses pour la Zone économique à régime privilégié, notamment une communication quasi-inexistante du «Made in Gabon». En effet, les Gabonais ignorent très souvent les produits locaux, alors que ceux-ci sont très sollicités au niveau international.

C’est le cas de la batterie pour véhicules «Hai batteries», produites depuis 2016 dans la zone économique de Nkok par l’entreprise chinoise la société chinoise Hai Sheng Rong Hua et qui selon le pasteur fait face à une concurrence déloyale de la part des batteries en provenance du Nigeria.

L’homme d’église a donc proposé une solution qui pour lui semble la plus adaptée pour protéger la production locale. «Il faut qu’on dise aux Gabonais qu’au lieu de consommer les batteries qui viennent du Nigeria, le Gabon produit aujourd’hui des batteries de bonne facture, de bonne qualité et qui ont une durabilité».

Cette communication doit être soutenue au niveau de l’État, de façon à impulser le développement d’un marché local des produits gabonais. «Il faut que l’État mette en place des mesures protectionnistes, pour qu’on arrive à écouler nos produits au niveau national. Mais pour y arriver, il faut déjà que les Gabonais sachent ce qui est fait localement», a-t-il conclu.

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