Panthères du Gabon: Bilie-By-Nze fait-il un excès de zèle ?

Alain-Claude Billie-By-Nze © D.R

L’élimination des Panthères du Gabon après son match nul face au Burundi samedi dernier, a mis la sélection nationale sens dessus dessous. Ainsi, comme on pouvait s’y attendre, des mesures qualifiées de « fortes » ont été prises par la tutelle avec en point d’orgue la dissolution de l’équipe et le licenciement du sélectionneur. Néanmoins, le maintien de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot) et de la Ligue nationale de football (Linafp) en l’état, mais aussi les « super » prérogatives du ministre des Sports suscitent des interrogations.



La dissolution de l’équipe nationale A et le licenciement du sélectionneur qui ont suivi l’élimination de la bande à Aubameyang samedi dernier, ont fait l’effet d’une bombe. Pour justifier sa décision, Alain Claude Bilie-By-Nze visiblement en plein excès de zèle, a indiqué qu’il voulait « s’incrire dans une démarche que d’autres pays ont adopté afin de construire une dynamique de victoire ». Or en s’en prenant uniquement à la sélection et non aux organes chargés d’organiser le football au Gabon, le ministre des Sports semble se livrer à une cabale contre certains acteurs de la sélection.

En effet, les décisions de dissoudre l’équipe nationale A et de licencier le sélectionneur (bien qu’il semble que son contrat ait été signé dans ce sens), en évoquant un « manque de patriotisme » soulignent une volonté de mettre de côté certains. Quand on a au préalable connaissance de l’état des relations entre le ministre des Sports, l’ex sélectionneur et le désormais ex capitaine des A, on peut penser qu’Alain Claude Bilie-By-Nze voulait faire tomber des têtes.

Cependant, bien qu’il ait émis l’idée de la création d’une véritable Direction technique nationale (DTN) capable de « poser les bases d’une réorganisation du football dans tous ces segments », le fait qu’il ne se soit à aucun moment appesanti sur le cas de Pierre Alain Mounguengui et la Fegafoot, malgré une absence totale de vision pour notre football, et qu’il ait décidé de maintenir la Fédération en l’état malgré ses « super prérogatives », pose question.

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