lundi,18 octobre 2021
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Paludisme: l’OMS homologue un premier vaccin

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Dans un communiqué repris par l’Agence France Presse (AFP), le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, a salué « Un moment historique » dans la lutte contre le paludisme. En effet, l’organisation onusienne a recommandé ce mercredi 6 octobre 2021, le déploiement massif du premier vaccin contre le paludisme (RTS,S) chez les enfants vivant en Afrique subsaharienne et dans des zones à risque qui pourrait sauver des dizaines de milliers de vies.

C’est un tournant important dans la lutte contre le paludisme en Afrique et dans les autres zones à risque. L’OMS vient d’annoncer avoir homologué le premier vaccin contre le paludisme. Baptisé Mosquirix, le vaccin RTS,S (son nom scientifique) a été développé par le géant pharmaceutique britannique GSK. Selon l’OMS, le RTS,S est « le seul vaccin jusqu’à présent ayant montré une efficacité pour réduire significativement le nombre de cas de paludisme menaçant particulièrement le pronostic vital chez les enfants ». Il agirait contre le Plasmodium falciparum, un parasite transmis par le moustique.

Selon l’organisation onusienne, les essais cliniques de phase 3 du RTS,S ont démontré que lorsqu’il est administré en quatre doses, il prévient quatre cas de paludisme sur dix, et trois cas sur dix de paludisme grave (la forme de paludisme qui entraîne des complications. NDLR). L’OMS rassure que ce vaccin est utilisé depuis 2019 au Ghana, au Kenya et au Malawi, dans le cadre d’une phase pilote rendue possible par les autorités nationales de réglementation des pays susmentionnés.

Deux ans après ce test grandeur nature, ce programme pilote a permis à l’organe onusien de la santé de confirmer que « le vaccin RTS,S est sûr et réduit de manière significative le paludisme grave potentiellement mortel; il a une large portée auprès des enfants, y compris les plus vulnérables qui n’utilisent peut-être pas de moustiquaire, élargissant ainsi l’accès aux mesures préventives aux enfants à risque, la demande communautaire pour ce vaccin est forte ».

Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’organisation a salué « un moment historique, une percée pour la science, la santé infantile et la lutte contre le paludisme ». Toutefois, au niveau du Gabon où le paludisme demeure une maladie endémique qui a fait plus de 800 000 cas en 2019 dont près de 70 000 chez les enfants, l’efficacité de ce vaccin interroge. Quand on sait que l’insalubrité qui favorise la prolifération de moustiques règne en maître dans le pays.

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